18 avril 2014

Présentation du vœu visant à déclarer Saint-Denis « hors traité transatlantique »


Vincent Huet / Conseil municipal de Saint-Denis, le 17 avril 2014.

Mesdames et Messieurs, 
Le projet de délibération qui vous est proposé au vote a pour objet la déclaration de la commune de Saint-Dénis hors partenariat transatlantique de commerce et d’investissement.
Cette question peut sembler éloignée du périmètre de notre mandat, des préoccupations immédiates de notre, de ses habitants. Il n’en est rien, bien au contraire.
Sans revenir sur le détail du texte dont vous avez pris connaissance, je voudrais insister sur quelques points qui militent en faveur d’un tel vote.

Comme l’ont assez démontré les résultats nationaux des dernières élections municipales notre dispositif démocratique est malade.
L’abstention massive et la montée en puissance des fausses réponses mais vraies opérations de division de l’ultraconservatisme et du nationalisme avec son cortège alarmant de racisme, de sexisme et d’homophobie en sont les principaux symptômes.
Mais les causes profondes sont à chercher ailleurs, du côté des promesses non tenues, des engagements et des espoirs trahis, de la capitulation sans condition devant les exigences patronales, de pressement servile à tout sacrifier aux dogmes du libéralisme-roi.
Ce dogme qui de Paris à Bruxelles et de Bruxelles à Washington ne peut même plus faire semblant de n’en pas passer par les plus honteux déni de démocratie pour s’imposer.
Le présent traité en est l’exemple frappant tant les termes de sa négociation sont entourés de l’opacité la plus complète.
Néanmoins quelques éléments d’informations transparaissent. Retenons celui-ci : le traité prévoit d’empêcher toute marge de manœuvre jusqu’à l’échelon municipal pour résister à l’offensive austéritaire en cours.
Toute espèce de norme (sociale, sanitaire, alimentaire ou environnementale, entre autres) ne pourra plus en rien contrarier la sacro-sainte protection des « investissements » c’est-à-dire en fait des profits à tout prix.
Or si nous sommes élus c’est précisément pour travailler avec eux à la protection de tout ce dont la vie vaut à nos yeux bien plus que les profits de quelques uns.

Nous ne sommes « que » les élus d’une commune, mais pas n’importe laquelle. Troisième d’Ile de France, la ville de Saint Denis a souvent su se placer en position d’éclaireur qu’il s’agisse de la question de l’AGCS ou encore de celle du droit de vote des habitants étrangers.
Nous ne sommes « que » les élus d’une commune mais une commune n’est pas rien.
C’est précisément parce que notre action politique s’ancre et se déploit dans et à partir de cette commune - qui demeure le noyau démocratique élémentaire aussi perfectible qu’irremplaçable - que nous sommes engagés à fabriquer du commun, à redonner du sens à l’intervention politique.
Les caractéristiques particulières de notre assemblée - unique je crois au regard de la taille de notre ville - permettent d’espérer l’unanimité pour ce vote.
Il ne s’agit pas ici de tourner artificiellement le dos à ce qui fait débat entre nous : pas de crainte, d’autres occasions se présenteront rapidement.
Mais aujourd’hui, l’ampleur de l’attaque, le caractère scandaleux de son mode opératoire exigent un acte symbolique fort.

Voter ce texte c’est prendre nos responsabilités d’élus d'une grande commune populaire qui, si elle combat la mondialisation des capitaux, ne craint pas, mais au contraire vit et puise sa force dans la mondialisation des peuples.
Voter ce texte c’est aussi un appel à mobilisation de toutes et tous, au delà de cette assemblée à investir sans cesse, à reconquérir de façon permanente ce lieu dont ils sont au contraire des actionnaires les seuls occupants légitimes : celui de la décision politique.
(Voté à l'unanimité de votants, sans les voix des conseillers PS qui n'ont pas pris part au vote.)


17 avril 2014

La 'gauche' du PS s'oppose "fermement" au plan Valls. Vraiment ?

Après quelques semaines de silence, voici de nouveau la voix du Poireau Rouge ...

Par la voix du député socialiste de Saint-Denis et candidat malheureux (pour lui pas pour nous je précise) à la mairie, Mathieu Hanotin, l'aile gauche du PS sort ses canons lourds.


Le contenu n'y est évidemment pas, mais si au moins ils avaient le courage de mettre leur menace en application en votant contre le gel des pensions ou des allocations familiales, contre la baisse des remboursements médicaux ... ce serait déjà une petite révolution après leur aval de l'ANI et la dernière 'réforme' des retraites.


"Le résultat du dialogue souhaité déterminera nos votes dans les semaines à venir" , écrit le jeune député. 


En clair, si Valls ne retire ou ne modifie pas substantiellement son plan, ils pourraient votre contre ou plus probablement - car ils se veulent "responsables" et "loyaux" - s'abstenir.


Monsieur Hanotin, les paroles sont faciles, nous attendons des actes - au parlement et en dehors avec les syndicats, les partis de la gauche anti-austérité et les militants associatifs.



Communiqué de Matthieu Hanotin


*Plan d’économies: les parlementaires proposent une autre voie*

Plusieurs députés socialistes au nom de la centaine de parlementaires qui se sont exprimés il y a quelques jours pour demander un nouveau contrat de majorité, ont écrit à Manuel Valls, Premier ministre, pour faire part leur désaccord concernant les annonces de son plan d’économies de 50 milliards d’euros.
Je soutiens sans réserve cette initiative visant à ne pas mettre en danger l’emploi et la croissance à force de vouloir atteindre trop rapidement l’objectif de 3% de déficit au prix d’efforts trop importants pour une majorité de Français.
Nous proposons une autre voie alliant le besoin de maîtriser nos déficits avec des mesures pour l’emploi, le pouvoir d’achat et l’investissement. En ce sens, nous nous opposons fermement au financement des mesures d’économies par le gel des prestations sociales.
Notre démarche collective est responsable et loyale envers l’executif mais l’est tout autant vis-à-vis de nos électeurs. Le résultat du dialogue souhaité déterminera nos votes dans les semaines à venir. J’espère que l’exécutif sera à l’écoute de nos électeurs et des parlementaires qui souhaitent la réussite de la gauche.
- See more at: http://mathieuhanotin.fr/plan-deconomies-les-parlementaires-proposent-une-autre-voie/#sthash.pklTzkNM.dpuf

Pour compléter, voici un communiqué d'ENSEMBLE !


Communiqué de Ensemble. Le matraquage anti-social s'amplifie !

L'addition pour les salariéEs et la population va être lourde. Pas de revalorisation des prestations sociales, des pensions jusqu'en octobre 2015, à l'exception du minimum vieillesse. Pour le RSA et d'autres allocations, augmentation décalée d'un an. Economies drastiques concernant les parcours de soin, la consommation de médicaments. Gel du point d'indice des fonctionnaires, en vigueur depuis quatre ans, reconduit. Rétablissement de l'équilibre financier de l'Unedic d'ici 2015, par la révision à la baisse des indemnités.

Ce n'est pas le rejet du sous-Smic ou le maintien des créations de postes dans l'éducation qui rendront la pilule moins amère.

La réduction du déficit public à 3% en 2015, acceptée par les gouvernements de l'Union européenne, les 50 milliards de réduction des dépenses publiques pour financer les 30 milliards de cadeaux supplémentaires au patronat vont grever lourdement les moyens d'existence de la majorité de la population.

C'est la rançon d'une politique d'austérité qui prend le visage des pacte de stabilité et de responsabilité.

Nous étions des dizaines de milliers dans les rues de Paris le 12 avril pour refuser cette politique qui fait tant de dégâts en France et en Europe. De nouvelles échéances doivent être fixées pour poursuivre la mobilisation unitaire. Faisons des élections européennes du 25 mai un référendum contre les politiques d'austérité.

Le 16 avril 2014.

3 mars 2014

Plusieurs articles sur la crise en Ukraine



Un article d'Alex Callinicos: Putin raises the stakes in imperialist Crimea crisis

(...) Socialists in the West must of course oppose any military intervention by the US or NATO in Ukraine. But the crisis reminds us that imperialism can’t be reduced to American domination. It is a system of economic and geopolitical competition among the leading capitalist powers.
Rather than tail any of these powers, we must fight this entire system. This means opposing Russian intervention in Ukraine. Never has the slogan “Neither Washington nor Moscow but international socialism” been more relevant.

Sur le site d'ENSEMBLE: Ni troupes russes, ni fascisme, ni institutions euro-atlantiques, par Catherine Samary (article écrit pour L'Anticapitaliste, le journal du NPA)

Solidarité avec le peuple ukrainien, par Hélène Adam (militante d'ENSEMBLE)

Les peuples d'Ukraine pris en otage par les grandes puissances, par le Nouveau parti anticapitaliste

ENSEMBLE : Une nouvelle publication

Le premier numéro du bulletin d'information et de débat d'ENSEMBLE vient de paraître.

EDITO
- Les combats sont devant nous (Page 1)

HOLLANDE ET LE PATRONAT
- Face au Pacte Hollande-Gattaz (Page 2)
- Contre la droite et l’austérité : mobilisation (Page 3)
- Interview de Pouria Amirshahi (Page 3)
- Pas de liberté de création sans justice sociale (Page 4)

CONTRE LES IDÉES RÉACTIONNAIRES
- Ni folle ni bête, la droite (Page 5)
- Le 22 mars contre le racisme (Page 6)
DROITS DES FEMMES
- Le 8 mars pour l'égalité (Page 6)
- M.-Chr.Vergiat:«Faireprogresserlesdroits» (Page 7)
MUNICIPALES
- Porter les alternatives à l’austérité (Page 8)
- Rythmes scolaires, ni faits ni à faire ! (Page 8)
- La gratuité : une idée d’avenir (Page 9)
- Mobilisations pour le logement ! (Page 10)

EUROPÉENNES
- Européennes : un enjeu majeur (Page 11)
- A. Tsipras : « La surprise du 25 mai » (Page 11)
- M. Mola : « Changer le système » (Page 13)
INTERNATIONAL
- Le grand marché transatlantique (Page 14)
- Manœuvres de l’impérialisme français (Page 15)
ACTUALITÉS DES LUTTES ET DU MOUVEMENT
- Notre-Dame-Des-Landes (Page 16)
- Rejoignez Ensemble ! (Page 16)

23 janvier 2014

Hollande, l'adieu à la gauche ?

"(...) en vingt mois, le gouvernement socialiste a régulièrement été au-devant des revendications du patronat. On notera notamment le vote de budgets amputés dans la droite ligne des méfaits du gouvernement Fillon ; l’abandon des salariés de Florange à leur triste sort ; la soumission de toute ambition économique aux diktats des marchés financiers ; la renonciation à toute réforme fiscale sérieuse ; les vingt milliards de cadeaux aux patrons sans aucune contrepartie via le Crédit  Impôt Compétitivité Emploi (CICE) ; l’Accord National Interprofessionnel qui, avec la complicité de quelques directions syndicales, aggrave considérablement la flexibilité du travail et la précarité des salariés ; l’allongement de la durée de cotisations pour toucher une retraite complète. Et l’on en oublie certainement… Ces rappels sommaires n’épuisent pas le sujet, mais ils permettent de resituer les annonces récentes – notamment le « pacte de responsabilité » avec le MEDEF – dans la démarche générale qui est, depuis le départ, celle de François Hollande et du gouvernement de Jean-Marc Ayrault. C’est donc plus à une accélération des tendances déjà à l’œuvre qu’a un tournant auquel on a assisté." 

"(...) si l’on voulait dater  le moment où le PS français a commencé à se rapprocher de ses collègues européens, ce serait sans doute ce que l’on a appelé « le tournant de la rigueur ». En 1983, au nom du maintien de la France dans le système monétaire européen (SME), le gouvernement dirigé par Pierre Mauroy va opérer un changement radical de politique économique et mettre en œuvre une politique d’austérité : augmentation des impôts et des tarifs de l’énergie, emprunt forcé, contrôle des changes. Et, surtout, baisse des dépenses publiques et suppression de l’indexation des salaires sur l’augmentation du coût de la vie. Cette dernière mesure aura des conséquences considérables puisqu’elle est l’un des principaux instruments qui permettra au cours des années - et même des décennies - suivantes de modifier la répartition des richesses produites au détriment des salariés et au profit du capital. A l’époque, les dirigeants socialistes  - Lionel Jospin, en premier lieu – tentent accréditer l’idée que la rigueur n’est qu’une « parenthèse ». En réalité, on le sait, la parenthèse ne se refermera jamais…"

François Coustal, pour Gauche Anticapitaliste-Ensemble 

Lire l'article complet ici ...

19 janvier 2014

18 janvier 2014

Le féminisme: osons le débat

La question du rapport entre le féminisme et le marxisme revient régulièrement au devant de la scène. On considère généralement, sans beaucoup y réfléchir tellement c'est devenu une évidence, que nous - la gauche radicale - sommes par définition des 'féministes'.

Bien sûr, si on se limite au sens commun de ce terme (être féministe égale s'opposer aux discriminations et à l'oppression des femmes) personne ne contestera l’appellation. Nous sommes 'anticapitalistes et féministes', et fiers de l'être, comme nous sommes 'écologistes' et 'antiracistes'.

Très souvent, cependant, un glissement s'opère qui consiste à supposer qu'être 'féministe' tel que je viens de définir le terme signifie, en plus de lutter effectivement pour la libération des femmes, souscrire obligatoirement à un certain nombre de concepts comme le 'patriarcat' ou la notion que les hommes (tous les hommes) bénéficient de l'oppression des femmes.

De telles notions doivent-elles être considérées comme acquises, ou comme des théories qui doivent être soumises à une critique rigoureuse ? Le 'patriarcat', par exemple, existe-il indépendamment du système social et économique, en fait-il partie ou en est-il une conséquence ?

Si je fais une comparaison avec l'écologisme, il est également de bon ton de proclamer que nous sommes tous devenus des écologistes. En faisant la synthèse avec l'apport théorique du marxisme cela donne l''écosocialisme'. Mais on oublie vite que parmi les 'écologistes' il existe de nombreuses écoles de pensée, allant de ceux qui considèrent que le problème à la base, c'est le 'productivisme' (pensé comme un système en soi, un peu comme le 'patriarcat', et non comme une conséquence de la folie capitaliste d'accumulation), ou la croissance inéluctable de la population, à ceux qui estiment que c'est le capitalisme, essentiellement, qui est à l'origine des phénomènes en question.

Lutter effectivement contre le réchauffement climatique, le nucléaire, les grands projets inutiles, et contre un mode de production qui privilégient  la recherche du profit à court terme sans tenir compte de l'environnement naturel et humain - donc pour une société socialiste -, ne signifie pas nécessairement être 'écologiste' au sens ou l'on souscrit à une des variantes de la théorie écologiste.

Osons une deuxième comparaison, cette fois-ci avec la lutte contre les discriminations et l'oppression liées à la 'race', à l'origine nationale, ethnique, à l'appartenance religieuse etc. Dans ce cas il est facile de comprendre qu'être de gauche doit signifier être 'anti-raciste', défendre les droits des minorités, dénoncer les inégalités et les discriminations, soutenir les luttes des opprimés ... Mais être contre ne signifie pas adhérer en positif à des théories qui essaient d'expliquer l'oppression 'raciale', ou des phénomènes historiques comme l'esclavage, par une opposition naturelle entre 'Blancs' et 'Noirs'.

Les mêmes questions se posent que pour les femmes ou pour d'autres groupes sociaux opprimés. Le racisme a-t-il toujours existé (est-il donc naturel), sinon de quand date-il ? Tous les Noir-e-s sont-ils opprimé-e-s - ou tous au même degré et de la même façon ? Un ouvrier blanc est-il un 'privilégié' parce qu'il a la peau blanche (doublement privilégié, d'ailleurs, si certaines théories de l'oppression tiennent la route, parce qu'il est du genre masculin) ? Bénéficie-t-il du racisme et des divisions que celui-ci engendre au sein de sa classe - une classe qui, si elle était unie, pourrait lutter plus efficacement pour sa libération ?

Il me semble que, si nous sommes par définition 'anti-racistes', mais pas des 'nationalistes noirs' ou des partisans d'une théorie 'post-coloniale' quelconque, nous sommes également par définition contre l'oppression des femmes, mais pas nécessairement des 'féministes' au sens théorique du terme. On peut, bien sûr, soutenir que nous devons l'être, mais cela se justifie, ce n'est pas un dogme tombé du ciel et écrit dans le marbre.

Il existe des questions sérieuses auxquelles il faut apporter des réponses.

L'oppression des femmes a-t-elle toujours existé, ou a-t-elle apparu au moment de l'émergence de la propriété privée et d'une société de classe ?

Quel rapport existe entre la subordination sociale et économique des femmes et les différences biologiques ou psychologiques entre les sexes ?

En quoi le capitalisme a-t-il changé la donne ? Les rapports de genre ont-ils évolué en fonction des besoins du mode de production capitaliste ? Sinon, en fonction de quoi (on ne peut effectivement prétendre que la situation des femmes est la même qu'il y a cinquante, cent ou deux cents ans, sans parler de la période pré-capitaliste) ?

Quel est le rapport entre l'oppression de la femme et l'exploitation ? Si toutes les femmes ne sont pas exploitées - il suffit de penser à Christine Lagarde, Laurence Parisot ou Angela Merkel pour en être convaincu -, sont-elles toutes opprimées ?

Les hommes doivent-ils être considérés comme des 'privilégiés', quelque soit leur classe sociale, c'est-à-dire leur position dans les rapports sociaux de production ?

Pour mieux éclairer ces débats, la révolutionaire Cinza Arruza propose une série de 'Réflexions de genre', dont voici la première : Patriarcat et/ou capitalisme : Rouvrons le débat. Elle nous semble prometteuse, en particulier parce que - et c'est assez rare - elle est relativement compréhensible.


10 janvier 2014

Un dossier sur l'affaire Dieudonné

publié sur le site de la Gauche Anticapitaliste Saint-Denis

Cliquez sur le lien suivant: Dieudonné, un provocateur d'extrême-droite

Afrique du Sud, la fin de l'illusion 'arc-en-ciel'

Un article de Claude Gabriel 

(...) La crise est donc ouverte, et ce symboliquement au moment de la mort de Mandela. Mais, l’histoire ne nous a pas pris par surprise. Il a bien fallu une génération pour que le souffle compréhensible de la « révolution démocratique » s’estompe et que le capitalisme racial apparaisse comme le vrai problème. Hormis les classes moyennes non blanches que le changement de régime a permis de gonfler et  les quelques milliardaires noirs liés au pouvoir, l’économie reste essentiellement aux mains de la classe dirigeante blanche, des mines et des multinationales étrangères. Les écarts de revenus sont tels et le coût du travail manuel si bas que l’Afrique du Sud reste le pays paradisiaque pour les Blancs. Voilà ce qu’est toujours  le « pays arc-en-ciel ».





South Africa's largest union breaks with ANC and calls for new workers' party, by Ken Olende in Socialist Worker

8 janvier 2014

Communiqué du Collectif des Féministes pour l'Egalité

Préoccupé avant tout de l’égalité entre les femmes et les hommes, mais aussi de l’égalité des droits entre toutes les femmes, ainsi que de leur égale dignité,  le Collectif des Féministes pour l’Égalité constate le manque de clarté, de fermeté et de courage du rapport émis par le Conseil d’Etat le 23 décembre 2013.  
L'avis du Conseil d’Etat confirme, et c’est heureux, que l'accompagnement scolaire des enfants par des mamans portant le foulard ne relève aucunement  de l’exigence de neutralité  qui s’impose aux agents du service public ; et que donc sur ce plan la circulaire Chatel est nulle et non avenue.  
Pourtant, cet avis ne modifiera rien à la situation des mères voilées puisque ces femmes restent assujetties à l’arbitraire de « l’autorité compétente », en particulier de celle des chefs d’établissement. 
 Elles demeurent donc la cible et les victimes de mesures discriminatoires et stigmatisantes  et, à la différence des autres mères, continueront à être empêchées d’accompagner leurs enfants lors des sorties scolaires. 
La législation d’exception en œuvre depuis la loi du 15 mars 2004 dite sur les signes religieux dans les écoles publiques, qui vise au premier chef les femmes musulmanes et qui est dirigée contre le seul « voile »,  continue donc à s’exercer au mépris des valeurs d’égalité et de respect de l’autre pourtant mises en avant par l’institution scolaire. 
Le Collectif des Féministes pour l’Egalité demande l’égalité de traitement pour toutes les femmes et exige à nouveau le retrait de la circulaire Chatel ainsi que l’abrogation de la loi du 15 mars 2004. Il va de soi qu’il refuse et s’opposera avec la plus grande fermeté à toute nouvelle loi d’exception prétendant clarifier la situation. 
Paris, le 30  décembre 2013