29 août 2015

The 2nd Summer School of Ensemble ! (France) : a real success/2ème Université d'été d'Ensemble : un véritable succès


More than 400 people attended Ensemble !’s second Summer School in Bordeaux from 22 to 26 August. That’s over 100 more than at last year’s event in Pau, and a significant step forward at a time when the national, European and world situation hardly gives grounds for optimism. The development of our movement, and the involvement of new groups during the preparation for this important summer event, made possible a diversification of the subjects covered in the debates and workshops.

These included current events in Greece and the Middle East and elsewhere as well as challenges for the coming months such as COP 21, the financial crisis, Podemos, the National Front, unemployment and the rights of unemployed and precarious workers. Longer-term and theoretical issues were also debated, including Marxist theory, the trade unions, feminism, education, antiracism, the media and the role of the armaments industry – and even more unusual topics such as the philosopher Montaigne (the school took place at Bordeaux Montaigne University) , art and popular education, science and democracy and others.

The situation in Greece was ever-present during the five days of the School, as well as the related issues of our strategic approach to the European Union and our conception of the means required to create a political alternative. The Greek experience was an important theme at an international meeting with invited speakers from Syriza, Podemos, Sinn Fein, the Tunisian Popular Front and Die Linke, as well as the French Left Front MEP, Marie-Christine Vergiat.


Another important meeting on the future of the Left included a panel of speakers representing different tendencies within the Left Front, a leading left-wing member of the Green Party, and a spokesperson for the New Anticapitalist Party. The discussion did not end there, however,  as most of these organisations were present for several days. This was particularly true of two tendencies within the Green Party with which Ensemble ! has had regular contacts for several months. At the summer school, we were able to develop these contacts, extend them to new layers of activists and pursue the convergence between our organisations which has been going on for some time, thanks especially to the presence of militants from many regions of France. We should also note the participation in the debates in Bordeaux of trade unionists from the CGT, FSU and Solidaires unions, enabling us to take up the question of the role of popular mobilisations in changing the political situation, and to lay down perspectives for the future.

A meeting on the Middle East featured in particular a contribution from the well-known editor of Politis magazine, Denis Sieffert, on the question of Palestine, and a memorable speech from Sehabat Tuncel, the Kurdish activist and leading member of the HDP front in Turkey, who spoke on the heroic struggle by the Kurds in Syria against Daesh, and on the fight against Erdogan in Turkey, who is responsible for waging a new civil war.

 Sehabat Tuncel (debout), Denis Sieffert (2ème de la droite)

Artistic activities were not forgotten, including a projection of Marcel Trillat’s latest documentary on migrants, in the presence of the director.

The success of the Summer School illustrates the progress already made by Ensemble ! The founding organisations which took part in the launch of the new movement a little over 18 months ago no longer exist, and there is a sense of belonging to a single movement. The participants left Bordeaux, after thanking the speakers and the local members of Ensemble !, whose hard work ensured the school went so smoothly, with one thought in mind – next year’s event !


By Ingrid Hayes, a member of Ensemble !’s national coordinating committee (28/8/2015)

16 août 2015

De 'Tel Aviv sur Seine' à 'Gaza Plage': beau succès pour le mouvement de solidarité avec la Palestine

Paru sur le site d'Ensemble!, un compte-rendu de la belle journée de solidarité avec la Palestine à Paris.

There's a good account of the day by Electronic Intifada here ...  
"A propaganda event in Paris on Thursday was supposed to showcase Tel Aviv as a beacon of fun and tolerance. Instead, “Tel Aviv sur Seine” (Tel Aviv on the Seine) turned into more of a real life taste of Israeli military occupation and a public relations disaster for its organizers."

Le 16 juillet 2014, quatre enfants meurent sous les bombes israéliennes alors qu’ils jouent sur une plage de Gaza. L’événement, capturé par les caméras de médias étrangers, témoigne des massacres menés par l’Etat israélien durant tout l’été. Après 50 jours d’attaques intensives, le bilan parle de lui-même : plus de 2200 Palestiniens tués, en grande majorité des civils (plus de 500 enfants figurent parmi les victimes), plus de 10 000 blessés, et 400 000 personnes déplacées dans une prison à ciel ouvert de 40 km sur 10, où les principales infrastructures (centrale électrique, écoles, hôpitaux) ont été détruites sans possibilité de reconstruction en raison du blocus illégal.


Un an plus tard, le 13 août 2015, la mairie de Paris réussit à battre des records d’indécence en organisant « Tel-Aviv sur Seine », dans le cadre de Paris Plage. En partenariat avec la municipalité de Tel-Aviv, Anne Hidalgo a offert une vitrine de choix à la capitale de l’Etat israélien sur les quais de Seine, à deux pas de l’Hôtel de Ville de Paris.
Anne Hidalgo et les promoteurs de l’action ont beau déclarer que cet événement vise à mettre en avant la ville de Tel-Aviv et aucunement l’Etat d’Israël, cette décision ne trompe personne. Tel-Aviv est la seule capitale israélienne internationalement reconnue, Jérusalem étant occupée au mépris du droit international. Comme en témoignent les propos tenus par les visiteurs de Tel-Aviv sur Seine, c’est bel et bien l’Etat israélien qui était mis à l’honneur à travers cet événement. L’utilisation de l’image de Tel-Aviv, ville réputée « ouverte » et « gay-friendly » a pour seul but de lisser la réputation d’un Etat colonial et raciste.
Refusant cette provocation, des militants et militantes se retrouvant dans la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre l’Etat israélien ont pris l’initiative d’organiser « Gaza Plage » afin de promouvoir la solidarité avec le peuple palestinien et d’exiger le respect du droit international. Dans la continuité de la politique qu’il avait menée durant l’été dernier, Manuel Valls a peu attendu pour afficher son soutien à Tel-Aviv sur Seine et dénoncer un « déferlement de bêtise » à propos de l’indignation légitime de celles et ceux qui refusent le soutien à l’Etat sioniste. Ce ne sont pas moins de 500 policiers et gendarmes qui ont été mobilisés afin d’établir des contrôles sur les bords de Seine, d’encadrer de manière massive le rassemblement de « Gaza Plage » et de mener des fouilles à l’entrée des quais de Seine.
Malgré ce déploiement de forces de l’ordre, un groupe d’une centaine de militant-e-s a essayé de s’approcher au plus près de « Tel-Aviv sur Seine » afin de dénoncer la mascarade. Une banderole rebaptisant l’événement par le nom plus approprié d’ « Apartheid sur Seine » a pu être déployée avant que les forces de l’ordre ne repoussent violemment le groupe sur la chaussée. Les sommations visant à disperser le rassemblement n’ont pas empêché les manifestant-e-s de se faire entendre, pas plus que les quelques nervis des milices d’extrême-droite pro-israéliennes qui ont cherché à provoquer la manifestation quand celle-ci devait faire face à une ligne de CRS.
Alors que les autorités dénoncent les militant-e-s cherchant à combattre l’Apartheid et à faire respecter le droit international, rappelons que ce sont elles qui ont décidé d’organiser « Tel-Aviv sur Seine », que ce sont elles qui ont installé un climat de crainte en déployant 500 policiers et gendarmes ainsi que des points de contrôle limitant la liberté de déplacement. Nous n’importons pas le conflit en France : il est importé par les institutions françaises complices de l’Etat israélien, que ce soit le gouvernement ou la mairie de Paris.
Comme l’écrit Julien Salingue, la polémique déclenchée par l’événement nous montre en tout cas que le soutien à l’Etat d’Israël, « ça ne passe plus inaperçu et, pour beaucoup de gens, de plus en plus de gens, ça ne passe plus du tout ». Le succès de l’initiative « Gaza Plage » a été indéniable, et il faut s’en féliciter : la solidarité avec le peuple palestinien s’est organisée rapidement, sans violence, et a été bien reçue, alors même que l’initiative s’opposait frontalement aux intérêts de la mairie de Paris, et que les provocations ont été multiples.
Nous ressortons de cette journée de mobilisation avec une détermination plus grande encore pour lutter contre l’Etat d’Israël en luttant contre ses complices. Nous continuerons le boycott d’événements culturels faisant la promotion de l’Etat israélien jusqu’à ce que cessent les politiques d’Apartheid et d’expansion coloniale, et que soit respecté le droit international.
Nathan L.

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Olivia Zemor (EuroPalestine) avec l'évêque Jacques Gaillot

Derrière la ligne de police, Tel Aviv sur Seine































Bonne affluence à Gaza Plage, malgré les checkpoints


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30 juillet 2015

Quelques notes sur la situation politique en Grande-Bretagne: 2) L'affaire Jeremy Corbyn



La situation interne au parti travailliste a pris un tournant extraordinaire avec la candidature aux primaires pour élire un nouveau leader suite à la démission d'Ed Miliband d'un sexagénaire aux allures d'un prof de lycée jusqu'ici peu connu au grand public, Jeremy Corbyn, Le parti est actuellement dirigé provisoirement par Harriet Harman, qui impose une ligne assez droitière, prétextant la nécessité après une défaite de ne pas pratiquer une opposition systématique au gouvernement. 

Corbyn s'est déclaré tardivement et après avoir beaucoup hésité, tellement la gauche du parti paraissait affaiblie. 

Lors de sa déclaration il n'avait même pas les 30 signatures de députés nécessaires pour se présenter. Ces signatures ont finalement été obtenues grâce à la bonne volonté de quelques députés de la droite ou du centre du parti, qui voulaient que l'élection ait au moins l'apparence de donner un vrai choix aux militants, tout en précisant qu'ils ne voteraient pas pour lui. Les 3 autres candidats, 2 femmes et un homme, sont assez ou très à droite, et en plus sans grande envergure.

Depuis 2 ou 3 semaines, sensation - Corbyn est actuellement en tête des sondages, certains de ses signataires s'en mordent les doigts (ce qui est assez drôle), des voix s'élèvent pour annuler l'élection (la démocratie, c'est bien, sauf quand le peuple fait un mauvais choix), Tony Blair a fait une intervention absolument catastrophique, en disant que ceux qui avaient l'intention de voter pour Corbyn "avec leur coeur" devaient se faire transplanter ! 

Signe que l'engouement pour le candidat n'est pas une bulle artificielle gonflée par les réseaux sociaux, plusieurs syndicats importants (dont les deux plus grands, Unite et Unison) ont décidé de recommander à leurs adhérents de le soutenir. Et dans une lettre ouverte publiée par l'hebdomadaire de centre-gauche, le New Statesman, 25 porte-paroles d'associations et des artistes ont appelé à soutenir sa candidature, malgré les "raisons légitimes" de ne pas faire confiance au parti travailliste.

La droite dans un premier tem les "réserves légisent - de Corbyn pour le présenter comme un "communiste" et un partisan du Hezbollah. On peut s'attendre à de plus en plus de coups bas.

Qui est Jeremy Corbyn ?

Âgé de 66 ans, c'est un député travailliste depuis 32 ans, Il ne se soucie visiblement pas de son 'look', ne sait pas nouer une cravate et a horreur du cirque médiatique. Lors des débats il sort généralement le grand vainqueur, pas par son style oratoire mais parce qu'il est le seul candidat à répondre simplement et sincèrement à la question posée, et avec des arguments pour expliquer sa position. Bref, c'est l'antithèse d'un Tony Blair (ou d'un J-L Mélenchon, d'ailleurs). 

Il s'est séparé de sa femme quand celle-ci n'a pas voulu que leur enfant aille à l'école publique du quartier. Il est triomphalement réélu à chaque élection dans sa circonscription de Londres, même quand le score national du parti est en baisse; il est vice-président de la coalition Stop the War; il participe régulièrement à des événements organisés par l'extrême gauche; il est de toutes les luttes ... 

Il ne pense pas, comme 2 des 3 autres candidats, que les travaillistes sous Miliband ont perdu parce qu'ils étaient "trop à gauche" (le 3ème, l'ancien favori Andy Burnham, dit une chose un jour et son contraire le lendemain). Il est contre l'austérité, alors que les autres candidats, avec la majorité des députés travaillistes, se sont abstenus lors d'un vote récent sur un projet de loi qui pénalise les allocataires de l'aide sociale. Il est pour la reconnaissance de la Palestine, pour la renationalisation des chemins de fer, pour un grand service public de l'enseignement etc etc. Il est aussi le député, sur plus de 650, qui a demandé le moins de remboursement de frais dans la dernière période, alors que de nombreux députés ont été pris les mains dans le sac et le public est complètement dégoûté. 

C'est un type vraiment bien, sans aucun doute.

Le phénomène Corbyn (c'est presque de la folie par moments) démontre la pauvreté du discours dominant, y compris chez les dirigeants du parti travailliste, sur l'impopularité des valeurs de gauche (solidarités, défense du secteur public ...). Il est significatif aussi que la candidate qui arrive en dernier dans les sondages est la plus à droite des quatre - à tel point qu'elle pourrait siéger sans problème sur les bancs des députés conservateurs. 

Il est impossible de savoir si ce phénomène se traduira par un (ré)engagement politique durable, ni s'il prendra des formes nouvelles ou pas (Corbyn a dit que le parti travailliste doit ressembler à un "mouvement social"). Mais 500 personnes à un meeting à Bristol, 300 à Manchester, ce n'est pas rien. 

En tout cas, on ne peut que se réjouir en contemplant les mines détruites de Tony Blair et ses sbires et la véritable panique qui a saisi les autres candidats, qui sont chacun plus à droite que les autres.

Cependant,

- que fera Corbyn s'il est élu - ce que personne n'a jamais envisagé jusqu'à il y a quelques jours, et surtout pas lui ? Il aura sans doute comme souci de préserver l'unité d'un parti auquel il milite depuis des décennies, et pourrait modérér ses positions. Mais, 

- que fera l'establishment travailliste, qui le considère comme un homme dangereux qui rendrait le parti "inéligible" ("unelectable") ? Y aura-t-il une scission de la droite du parti ? Ou un "coup d'Etat" en interne ?

Enfin, comment la gauche radicale en dehors du parti travailliste doit-elle réagir à la Corbynomanie d'une grande partie de la gauche de la gauche et aux dizaines de milliers d'adhésions au parti travailliste (d'autres encore ont payé 3 livres pour pouvoir voter sans adhérer)? Tout en ayant beaucoup de sympathie pour ce mouvement spontané en faveur d'un authentique homme de gauche, il me semble que d'énormes illusions existent dans la possibilité d'un vrai changement par cette voie-là. 

Le Labour Party sous Corbyn attirerait de nombreuses personnes qui sont aujourd'hui proches (ou membres) de la gauche radicale. En même temps, une victoire ouvrirait certainement une crise dans le parti. Elle aura également des effets imprévisibles sur la gauche radicale. Beaucoup de ses sympathisants sont d'ex-membres du parti travailliste qui ne supportaient pas sa dérive droitière depuis Tony Blair, et son soutien à la guerre en Irak (Corbyn est un opposant de la première heure), mais reste fidèle à l'idée que le changement passera par les élections. 

Pour l'instant, l'enthousiasme l'emporte sur les doutes et les difficultés à venir. La gauche radicale ne doit pas bouder son plaisir quand des milliers de gens retrouvent l'espoir qu'une alternative est possible. Mais elle doit rester lucide.

En tout cas, les derniers jours ont été particulièrement intéressants. Affaire donc à suivre ...

26 juillet 2015

Quelques notes sur la situation politique en Grande-Bretagne (1) L'affaire de l'Europe



Le referendum pour ou contre le maintien du Royaume-Uni dans l'UE aura lieu en 2016 ou 2017, et peut-être à une date assez rapprochée (juin 2016 ?).

Dans le camp du Oui, sans doute la majorité de parti conservateur (mais cela va dépendre des termes d'une éventuelle renégociation), la majorité du parti travailliste, les Liberal Democrats, le SNP (Ecosse), Plaid Cymru (Pays de Galles), les Verts (qui sont pour une "réforme radicale" des institutions euroéennes) ... 

Le candidat de gauche au poste de leader d parti travailliste, Jeremy Corbyn, est, comme beaucoup d'autres, pour "lutter pour une meilleure Europe" en s'appuyant sur des alliés européens - et donc contre un 'Brexit' (sortie de la Grande-Bretagne).

Le grand patronat, à quelques exceptions près, est plutôt pour le Oui à l'UE, mais certains secteurs comme la finance sont beaucoup plus mondialisés que d'autres, et ont moins d'intérêt à ce qu'il y ait une Europe forte. 

Les syndicats sont généralement d'accord, aussi (ils voient l'UE comme un frein aux politiques néolibérales poursuivies par les gouvernements britanniques depuis Thatcher). Les petits patrons, eux, sont souvent proches de la droite de la droite europhobe.

Dans le camp du Non, une partie du parti conservateur (essentiellement de la droite du parti), l'UKIP (droite europhobe et xénophobe), l'extrême droite, une minorité du parti travailliste (essentiellement appartenant à l'aile gauche) dont le chroniqueur influent Owen Jones.

Un débat a lieu dans plusieurs organistions de la gauche radicale, comme le Socialist Workers Party (SWP), Left Unity, rs21 et Socialist Resistance (ceux qui lisent l'anglais trouveront facilement des articles pour le Oui et pour le Non sur leurs sites internet). Le comité central du SWP plaide pour le Non, mais il y aura un vote des militants à la fin de 2015. 

Le choix n'est pas facile : votez Oui et mélanger ses voix avec celles des représentants du grand capital - et prendre le risque de cautionner les institutions européennes qui ont déclaré la guerre à la Grèce; votez Non et mélanger ses voix avec la droite raciste qui fera campagne essentiellement sur la question de l'immigration. Pour certains, la gauche internatonaliste est trop faible pour se démarquer des souverainistes de droite; d'autres prennent comme exemple de ce qu'il faut faire la campagne pour un Non de gauche au TCE en France en 2015.




25 juillet 2015

Lettre aux camarades en Turquie: Chers camarades, Au nom d’Ensemble ! Mouvement pour une Alternative de Gauche Ecologique et Sociale, membre du Front de Gauche, nous tenons à exprimer toute notre solidarité face à la terrible attaque qui a eu lieu cette semaine à Suruç contre des camarades se rendant à Kobanê pour la reconstruction de cette ville devenue un symbole.

Chers camarades,

Au nom d’Ensemble ! Mouvement pour une Alternative de Gauche Ecologique et Sociale, membre du Front de Gauche, nous tenons à exprimer toute notre solidarité face à la terrible attaque qui a eu lieu cette semaine à Suruç contre des camarades se rendant à Kobanê pour la reconstruction de cette ville devenue un symbole. Nous transmettons nos condoléances à toutes les victimes de ce meurtre de masse et à leurs proches.

Votre appel international à l’occasion de la manifestation prévue le 26 juillet à Istanbul pour protester cet attentat doit être absolument entendu et une solidarité active ne doit pas faire défaut.

En effet, face à l’horreur de cet acte, nous sommes conscients que l’Etat Islamique poursuit un objectif bien déterminé : briser la résistance héroïque du peuple kurde dans le Rojava et le mouvement de solidarité qu’elle a suscité. Comme chaque observateur attentif de la situation, nous constatons que l’Etat Islamique a bénéficié de la bienveillance et même de la complicité du gouvernement turc pour mener à bien ses desseins. En adversaire redoutable, l’Etat Islamique n’hésite pas à s’appuyer sur les ressorts les plus obscures de la Turquie tel que le racisme antikurde et la tradition étatique issue du coup d’Etat de 1980 que Recep Erdogan prolonge.

Mais nous connaissons également l’admirable capacité de résistance du peuple kurde depuis plusieurs décennies, la politisation démocratique de masse qui a pris corps lors du « mouvement de Gezi » en 2013, en particulier dans la jeunesse ainsi que les premiers signes de réveil d’un mouvement ouvrier combatif en Turquie. Le score remarquable du HDP lors élections législatives de juin dernier, malgré des conditions extrêmement difficiles, en a été un signe remarquable.


En tuant lâchement ces camarades, l’Etat Islamique a désigné ce qu’il craignait le plus : un combat démocratique commun des peuples de la région qui passe par le respect de la réalité kurde. C’était le combat des camarades tombés à Suruç et que vous poursuivez.


Nous tâcherons d’être à vos côtés  au mieux en poursuivant notre participation au mouvement de solidarité avec le peuple kurde, la résistance du Rojava et avec le combat démocratique et de classe en Turquie. Si nous ne pourrons pas être présents ce dimanche à Istanbul, cela se traduira dès ce samedi avec la manifestation pour condamner l’attentat de Suruç qui se tiendra à Paris.

Solidairement,

Clémentine Autain
Myriam Martin
Jean-François Pélissier
Marie-Pierre Toubhans
Portes-parole d’Ensemble !

Dear comrades

On behalf of Ensemble ! Mouvement pour une Alternative de Gauche Ecologiste et Sociale (1), member of the Left Front, we wish to express our solidarity after the terrible attack which took place this week in Suruç against comrades travelling to Kobanê in order to rebuild a town which has become a symbol.

Your international appeal on the occasion of the demonstration planned for 26 July in Istanbul must reach the widest possible audience ; active solidarity is also necessary.
Faced with the horror of such an act, we are conscious that the Islamic State (IS) is following a clear objective : to break the heroic resistance of the Kurdish people in Rojava, as well as the solidarity movement which has followed. Like all serious observers of the situation, we know that IS has benefited from the goodwill and even the active complicity of the Turkish government in order to attain its goals. As a formidable adversary, IS does not hesitate to exploit the most reactionary elements in Turkey such as anti-Kurdish racism and the authoritarian tradition coming from the 1980 coup, as prolonged by Recep Erdogan.


However, we are also aware of the admirable capacity for resistance of the Kurdish people over the last several decades, the mass democratic politicisation which was revealed by the Gezi movement in 2013, especially among young people, and the first signs of an awakening of the militant workers’ movement in Turkey. The remarkable result of the HDP in last June’s parliamentary elections, in extremely difficult conditions, is a remarkable signal.
By killing these comrades, the IS has shown what it fears the most : the common democratic combat of the peoples of the region – a combat which implies a respect for Kurdish reality. This was the cause which the comrades died for in Suruç, and that you are continuing to fight for.

We will do our best to support you by continuing to participate in the solidarity movement with the Kurdish people, with the resistance of Rojava and the democratic and class struggle in Turkey. Although we cannot be with you this Sunday in Istanbul, we will show our solidarity at this Saturday’s  demonstration in Paris called to condemn the attack in Suruç.

In solidarity,

Clémentine Autain
Myriam Martin
Jean-François Pélissier
Marie-Pierre Toubhans
Spokespersons of Ensemble !

(1)    Ensemble ! Movement for a Left, Ecological and Social Alternative



Manifestation de solidarité avec les Kurdes et le mouvement progressiste en Turquie après le massacre de Suruç (Paris Gare de l'Est - République, 25/07/2015)


Départ de la Gare de l'Est



 Place de la République


Emre Öngun prend la parole au nom d'Ensemble!

3 juillet 2015

Le référendum en Grèce : déclaration du SEK

Votons NON à l’accord. Le gouvernement devrait revenir sur toutes les concessions.

Nous avons besoin de créer un front uni pour annuler la dette - nationaliser les banques – sortir de l’euro et l’UE Le gouvernement a annoncé un référendum. La résistance massive aux compromis avec les maîtres-chanteurs du FMI et de l’UE a forcé le gouvernement à ne pas signer d’accord. Ce développement est un pas en avant pour tous ceux qui ont lutté contre les anciens et les nouveaux mémorandums. Les dockers en grève contre le bradage du port de Pirée, les travailleurs des hôpitaux qui ont fait grève pour demander plus d’argent et du personnel pour la santé, les milliers de personnes qui se sont prononcées contre l’accord – c’est là la force qui a dit non au chantage – non au compromis.
Maintenant, nous devons écraser ceux qui restent fidèles à la Troïka et aux mémorandums. Dimanche prochain nous votons massivement « non » à l’accord. Mais nous ne nous arrêtons pas là !
Nous exigeons que le gouvernement de gauche passe directement à la mise en œuvre des promesses qu’il avait fait au mouvement ouvrier afin de se faire élire.
L’annulation des anciens et des nouveaux mémorandums, des emplois pour les chômeurs, augmentations des salaires et des pensions, de l’argent pour les écoles, les hôpitaux, les municipalités, les retraites.

Nous pouvons trouver l’argent :
• En annulant la dette – Tout de suite et sans exceptions.
• En nationalisant toutes les banques
• En quittant l’euro et l’EU et en se lançant dans la lutte pour le contrôle ouvrier.
Dans cette bataille, nous avons le soutien de la classe ouvrière dans toute l’Europe. Ils et elles l’ont montré avec leurs rassemblements contre l’UE et leFMI dans toutes les grandes villes. Ce qui est nécessaire maintenant est le renforcement de la gauche révolutionnaire. Pour lutter ensemble, pour renverser l’accord mais aussi afin d’ouvrir la voie vers une nouvelle société sans les fardeaux d’un système capitaliste qui est en faillite. N’arrêtez pas la lutte contre les usuriers et les compromis.

IST statement on Greece: No to the agreement !

22 juin 2015

International Socialism, 1st series: some issues from the 1970s available

I have individual (occasionally 2 or 3) spare copies of the following issues of International Socalism (1st series), the (successively) quarterly, bi-monthly and monthly journal of the British International Socialism group/International Socialists (IS) and (from 1977) Socialist Workers Party.






The first is n° 37 (June/July 1969), edited by Colin Barker, with articles by Sheng-wu-lien with an introduction by Tony Cliff ('Whither China?'), Paul Mattick (on Mandel's economics), Andrew Sayers (on the Italian left) and Part One (Part Two famously did not materialise) of  'George Orwell, International Socialist ?' by Peter Sedgwick.

N° 61 was a special double issue with longer articles by Michael Kidron ('Imperialism, highest stage but one' and 'International Capitalism'), Tony Cliff ('Permanent Revolution' and 'China in Crisis') and Colin Barker ('The British Labour Movement: Aspects of Current Experience').

The collection also contains the last of the monthly magazine-format International Socialisms, n° 104 (January 1978), edited by Alex Callinicos, with Duncan Hallas, Steve Jefferys and Colin Sparks, with articles by Callinicos (on the 1977 strike wave), Joan Smith ('Women and the Family'), Pete Goodwin ('The United Front') and reviews of Tom Nairn's prophetically entitled The Break-up of Britain  (by Laurie Flynn), the 1977 Socialist Register (by Callinicos) and Hal Draper's important Karl Marx's Theory of Revolution, Volume One, State and Revolution, by Colin Barker.

All good stuff.

It is of course necessary to point out that many, if not all, of the articles in these journals can be consulted on line (for example at http://www.marxistsfr.org/history/etol/newspape/isj/index2.html )

However, if there are any collectors out there, here is the complete list of issues available. They can be picked up at Marxism 2015 in London in return for a donation to Socialist Worker. Or contact me at colin.falconer @ hotmail.fr

N°s 37, 41-43, 48, 50, 53, 55-57, 59-74, 76, 78-80, 83, 89, 94, 96-99, 101-104.

The website of International Socialism, a quarterly review of socialist theory is here ...

18 juin 2015

Communiqué du Collectif pour la défense et l’extension du parc de La Courneuve Georges-Valbon: Déjà plus de 10 000 signatures contre le bétonnage du parc Troussel recule, Valls doit maintenant stopper tout projet d’OIN sur le parc.



L’opposition au projet de construction de logements dans le parc de la Courneuve Georges-Valbon (93) ne cesse de prendre de l’ampleur. Désormais, ce sont 50 organisations associatives, syndicales et politiques qui ont signé l’appel contre ce projet. Surtout, plus de 10 000 personnes ont signé la pétition (papier ou électronique) pour exiger le retrait de l’Opération d’Intérêt National (OIN), consistant à passer outre les décisions des collectives locales,  que nous concocte le Premier ministre Manuel Valls.

La mobilisation de milliers de citoyen-ne-s, en grande majorité de Seine-Saint-Denis, commence à payer. Elle fait reculer ceux qui, il y a quelques mois, ne tarissaient pas d’éloges sur ce projet. Ce lundi 15 juin 2015, réunissant les associations s’étant exprimées sur le projet et les élus du département, le Président du Conseil départemental du 93, Stéphane Troussel, a déclaré que le projet Castro « n’aurait pas lieu ». Souvenons-nous, il écrivait pourtant sur son blog le 26 octobre 2014 : « Je compte m’engager personnellement pour faire du « Central Park du Grand Paris » une réalité. (…) Je suis persuadé qu’un tel projet peut être l’un des moteurs de la Métropole pour les prochaines années et une grande priorité nationale, avec, pourquoi pas, l’installation d’un ministère emblématique comme cela fut fait à La Défense ou aujourd’hui à Balard ». Et il confirmait, le jour même, au Journal du Dimanche : « C'est une belle idée de faire entrer la ville dans le parc et le parc dans la ville. Je compte bien m'engager personnellement. Je dis banco ! ».

Visiblement, le président du Conseil départemental a entendu la colère des séquano-dionysiens méprisés par ce projet et qui refusent de solder au profit de quelques promoteurs et des pouvoirs publics leur jardin commun.

Maintenant, il faut que le Premier ministre, Manuel Valls, revienne sur sa déclaration du 14 avril dernier. Il n’est pas question d’une OIN sur le parc. Il doit retirer ce projet, véritable désastre écologique s’il advenait.
La mobilisation continue de s’amplifier.

Le 24 juin, le Collectif a appelé tous les élus du 93 (Maires, élus départementaux et des agglomérations) à venir échanger avec la population dans le parc à 18h (Maison du parc). Il s’agira de réaffirmer notre opposition à ce projet.

Puis le 5 juillet, nous organisons une grande journée d’actions intitulée « le Parkétanou ». Au menu : débat public, manifestation dans le parc et concerts. Ainsi, nous allons nous réapproprier le parc et montrer au gouvernement que ce projet ne passera pas.

Contacts presse :
Etienne Penissat (06 11 59 13 04)
Robert Valbon (06 15 86 90 73)
Claudie Gillot-Dumoutier (06 34 4718 15)
Michel Ribay (06 23 95 02 59)


Compte Twitter : https://twitter.com/cudepcgv

Liens Pearltrees : http://pearltrees.com/p/dymgL