11 février 2016

"Go, Bernie, Go!" Ou comment un 'jeune' de 74 ans est en train de bousculer le système politique aux Etats-Unis

La campagne des présidentielles aux Etats-Unis a officiellement commencé avec les deux premières primaires, du côté des Républicains comme des Démocrates, dans l’Iowa le 1er février et le New Hampshire le 9 février.
Le succès rencontré par la candidature de Bernie Sanders (74 ans) est évidemment une excellente nouvelle, mais nous pose le même type de problème (avec bien sûr des différences importantes liées aux différentes traditions politiques) que celui de Jeremy Corbyn en Grande-Bretagne ou de Podemos en Espagne.

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Ces mouvements électoraux de gauche traduisent sans aucun doute une conscience accrue des limites de la politique traditionnelle et des méfaits des politiques libérales poursuivies à la fois par la droite conservatrice et la ‘gauche’ social-démocrate depuis plusieurs décennies. C’est ce sentiment qu’espère capter aussi Jean-Luc Mélenchon, qui vient d’annoncer sa candidature à la présidence de la république française, en dehors du système des partis (y compris d’ailleurs de ses partenaires dans le Front de Gauche et même de sa propre organisation, le parti de Gauche).
Mais toutes ses campagnes ont des limites importantes et des caractéristiques qui nécessitent une grande lucidité de notre part. Dans le cas de Sanders, c’est surtout son apparent ralliement à l’idée que tout changement radical du système doit passer par le Parti démocrate (auquel il n’a adhéré qu’en 2015) qui pose problème – alors que ce parti est depuis toujours un des deux piliers d’un système politique qui sert à préserver les intérêts des classes dominantes.
Il est vrai que les critiques du système par Sanders vont beaucoup plus loin que celles de Barack Obama lors de sa première campagne en 2008. Son engagement pour des causes progressistes, du droit à l'IVG aux droits civiques, n'est pas en doute. Mais rien ne laisse supposer que sa « révolution politique » suffira, dans le cas où il sera élu (ce qui est loin d’être acquis), pour mettre fin à cette domination. Son modèle paraît être celui de la social-démocratie scandinave et il cite favorablement la politique économique et sociale des présidents démocrates F.D. Roosevelt (1933-1945) et L.B. Johnson (1963-69).
La victoire éclatante, surprenante par son ampleur, du sénateur des Etats-Unis, représentant l’Etat de Vermont, Bernie Sanders, un candidat qui se définit comme un « socialiste », lors des primaires démocrates dans le New Hampshire (petit Etat du nord-ouest) a exposé les failles du système politique de la plus grande puissance économique et militaire mondiale.
Avec 60 pour cent des suffrages, Sanders a battu la candidate de l’establishment, Hilary Clinton, de pas moins de 20 points. Son avance est encore plus importante chez les électeurs démocrates les plus jeunes (plus de 80 pour cent des moins de 30 ans ont voté pour lui) et les plus pauvres.
Hilary Clinton, quant à elle, n’est arrivée en tête que parmi les électeurs de plus de 65 ans et les plus riches. En effet, Sanders a eu beau jeu de souligner les liens étroits, y compris pécuniaires, qui existent entre l’ancienne première dame et plusieurs grandes entreprises capitalistes. (Comme l’ancien président français Nicolas Sarkozy et l’ancien premier ministre britannique, Tony Blair, et tant d’autres, elle se fait régulièrement payer des honoraires mirobolants pour donner des conférences et autres tâches ‘onéreuses’.)
Lors de son discours devant ses partisans après l’annonce des résultats, Sanders a déclaré que la dynamique créée par son bon score dans l’Iowa la semaine précédente et sa victoire dans le New Hampshire constitue « rien de moins que le début d’une révolution politique [qui] rassemblera des dizaines de millions de nos concitoyens ».
En écho à une chanson célèbre de Woody Guthrie, il rajouta que « nous avons envoyé un message qui résonnera de Wall Street à Washington et de l’Etat de Maine à la Californie – l’idée que le gouvernement de notre grand pays appartient au peuple entier et non à une poignée de riches qui financent les campagnes présidentielles ».
Selon la chaîne CNN, « En moins d’un an, la quête désespérée de Sanders est devenue une menace sérieuse pour les chances de Clinton d’obtenir la nomination du parti démocrate ».
En réponse à cette menace, Clinton a essayé dans les derniers jours de la campagne du New Hampshire de « gauchir » son discours. Signe de la faiblesse de ses arguments, elle a prétendu qu’elle était la candidate anti-establishment parce qu’elle était une femme.
Clinton a accuelli avec enthousiasme le soutien de Madeleine Albright, qui fut en tant que secrétaire d'Etat (ministre des affaires étrangères) dans le gouvernement de Bill Clinton entre 1997 et 2001 l’architecte des sanctions contre l’Irak qui ont tant fait souffrir la population de ce pays. Albright s'est notamment ridiculisée en affirmant qu’ « Il y a une place réservée en enfer pour les femmes qui ne s’entraident pas » 
Cette tactique a complètement échoué, car Sanders a reçu le soutien de 55 pour cent des votantEs.
Cet enthousiasme pour Sanders a également été reflété dans le niveau record de participation à ce scrutin. Et en fin de compte, le candidat « socialiste » a fait mieux que le candidat Barack Obama, dont la campagne était alors en plein essor, en 2008.
De notre point du vue, la politique défendue par Sanders est moins à gauche qu’on suppose parfois. Ses critiques de la politique étrangère des Etats-Unis sont partagées par bon nombre de dirigeants européens de droite comme de gauche. Il a, par exemple, décrit les bombardements israéliens de Gaza comme "disproportionnés" et aptes à renforcer le soutien des Gazaouis au Hamas - une position qui ressemble à celle adoptée par les principaux gouvernements de l'Union Européenne. Il s'aligne parfois sur des aspects de la politique impérialiste des Etats-Unis. 
Mais en même temps Sanders est le symptôme de la contestation qui a produit les mouvements Occupy Wall Street en 2011 et Black Lives Matter plus récemment – sans oublier quelques signes d’une remontée de l’action ouvrière et le mouvement contre le changement climatique.
C’est ce fait qui importe aujourd’hui : la politique traditionnelle est affaiblie, et des millions de citoyens américains cherchent une alternative.
Cependant, lors de son discours du New Hampshire, Sanders a également souligné sa volonté d’unir ses forces avec celles de Clinton à l’avenir.
« Nous devrons, déclara-t-il, nous rassembler dans quelques mois afin d’unir ce parti et ce pays parce que nous ne devons pas permettre aux Républicains de droite de gagner lors de l’élection présidentielle [en novembre 2016] »
Cela signifie qu’il accepte de rester dans les bornes imposées par le Parti démocrate, qu’on peut caractériser sans équivoque de parti capitaliste. 
Chez les Républicains, la même tendance de rejet de la politique traditionnelle s’est manifestée avec la victoire impressionnante du milliardaire brutal et star de la ‘reality TV’, Donald Trump. Celui-ci n’a jamais été élu et prétend être étranger à l’establishment politique. Mais en réalité il suit de façon servile les intérêts des grandes entreprises capitalistes et de la hiérarchie militaire. Son racisme populiste - et notamment islamophobe - sert à tirer le débat politique vers la droite.
Selon les sondages à la sortie des urnes dans le New Hampshire, 66 pour cent des votants chez les Républicains étaient d’accord avec la proposition de Trump d’interdire aux Musulmans l’entrée aux Etats-Unis. Trump a également défendu l'utilisation de la torture par les services américains.
Ses résultats dans l’Iowa et le New Hampshire, ainsi que les sondages nationaux, font de lui le favori des primaires républicaines et les efforts des notables du parti pour trouver un concurrent sérieux (après le retrait de Carly Fiorina il n'y a plus de concurrentEs) capable d’unir l’opposition au milliardaire 'fou' ont jusqu’à présent échoué. Trump a été battu de peu dans l’Iowa par le sénateur texan, Ted Cruz, mais celui-ci est trop proche des milieux évangéliques et trop droitier (il est parmi les figures marquantes du Tea Party) pour être acceptés par les Républicains les moins réactionnaires – et celui-ci a terminé en troisième position dans le New Hampshire derrière Trump et un autre outsider, le gouverneur de l’Ohio, John Krasich.
Les prochaines primaires auront lieu le 20 février dans le Nevada, le 27 février en Caroline du Sud et le 1er février (le Super Tuesday) dans une douzaine d’Etats, dont beaucoup sont situés dans le Sud conservateur et religieux (en plus de l'Alaska de Sarah Palin). 
NOTE
Cet article est pour l’essentiel la traduction d’un article de Charlie Kimber paru dans Socialist Worker (Grande-Bretagne), n° 2490, du 10 février 2016.

14 janvier 2016

Nous manifesterons le 30 janvier 2016 - Ligue des droits de l’Homme

Nous manifesterons le 30 janvier 2016 - Ligue des droits de l’Homme: Communiqué du collectif « Nous ne céderons pas ! ». Les associations et organisations syndicales regroupées autour de l’appel « Nous ne céderons pas ! » et ayant lancé la pétition « Pour nous, c’est définitivement non ! », contre la réforme constitutionnelle, appellent à manifester le samedi 30 janvier 2016 partout en France et à Paris, à 14h30, place de la République.

STOP à l'état d'urgence Non au projet de déchéance de la nationalité (Appel d'associations et de partis de St Denis)

Après les attentats barbares de Paris et Saint Denis, que nous condamnons, F.HOLLANDE et le gouvernement M.VALLS veulent inscrire l'état d'urgence dans la Constitution. Sous couvert de combattre «le terrorisme», en entretenant un état de guerre permanent, l’état d’urgence fait peser un danger sérieux sur nos libertés démocratiques, individuelles, sociales et politiques et sur la démocratie.
Vouloir priver de leur nationalité jusqu'aux personnes nées françaises, c'est s'engager dans la voie d'une nationalité à deux vitessesTous les français sont égaux devant la loi quelle que soit leur origine. Le silence du président de la République, lors de la réunion du Parlement, sur l'indispensable engagement de l'Etat en faveur de l'égalité des droits, de la justice sociale, sur le développement des services publics, contre toutes les discriminations et contre toutes les manifestations de racisme accroît dramatiquement le sentiment d'exclusion que vit toute une partie de nos concitoyens, notamment à Saint-Denis. Il favorise la stigmatisation croissante mettant en péril notre volonté de vivre ensemble.
Nous appelons les femmes et les hommes de ce pays à rester solidaires et fraternels.
Nous appelons à la défense des libertés car nous ferons prévaloir en toutes circonstances notre liberté d'information, d'expression, de manifestation et de réunion. Nous exercerons une vigilance permanente afin que nos droits et libertés soient préservés et que nul ne soit victime de discriminations.
Non au projet de déchéance de la nationalité, non à une démocratie sous état d'urgence, non à une réforme constitutionnelle imposée sans débat, en exploitant l'effroi légitime suscité par les attentats.
Nous n'acceptons pas la gouvernance de la peur, celle qui n'offre aucune sécurité mais qui assurément permet de violer nos principes les plus essentiels. Ainsi, des militants de la cause écologique sont assignés à résidence, des manifestations pacifistes sont interdites, des militants politiques, associatifs et syndicalistes sont arrêtés, les contrôles au faciès se multiplient.
Notre rejet est absolu. Nous appelons tous ceux et celles qui partagent une autre idée de la France à le manifester.
Nous appelons les parlementaires à refuser en conscience cette insupportable atteinte aux principes d'égalité et de fraternité.
Premiers signataires : Les unions locales de la CGT et Solidaires, le comité dionysien du Mouvement de la paix, la coordination 93 des sans papiers, le comité dionysien de Femmes Solidaires, AFPS, CPPI St Denis, Ensemble, le NPA, le PCF, le PG...

3 décembre 2015

Syrie: le parlement britannique vote en faveur de bombardements; Corbyn sous pression

Le vote d'hier au parlement britannique en faveur d'un engagement militaire en Syrie par voie aérienne démontre l'extrême difficulté de la position de Jeremy Corbyn, même si personnellement il s'en sort pas mal, malgré des attaques incessantes dans la presse et de la part de la droite de son propre parti.

Sur les 231 députés travaillistes, 66 ont voté avec le gouvernement de Cameron, qui auparavant avait traité ceux qui s'opposent à l'intervention de "sympathisants des terroristes". 152 ont voté contre, dont évidemment Corbyn lui-même et son bras droit John McDonnell, le chancelier de l'échiquier dans le 'cabinet fantôme'.

Corbyn avait accordé la liberté de vote à "ses" députés, ce que certains considèrent comme une trop grande concession à son aile droite.

Parmi les membres du 'cabinet fantôme', que Corbyn a lui-même nommé (en permettant la participation de certains de ses plus farouches opposants au sein du parti), 11 ont voté pour l'intervention, dont le vice-leader du parti, Tom Watson, et les 'ministres' fantômes de la défense et des affaires étrangères. Ce dernier n'est rien d'autre que Hillary Benn (le fils de Tony qui doit se retourner dans sa tombe), qui ne s'est pas contenté de voter avec la droite (soutenue par la majorité des Lib-Dems, les Unionistes nord-irlandais, le seul député UKIP ...) mais, de sa place située à côté de Corbyn, a fait un discours "remarquable" pendant lequel il a présenté les arguments "moraux" et "internationalistes" pour les bombardements.

Du côté des opposants à l'intervention se trouvaient également le SNP (nationalistes écossais) avec leur gros bloc de députés, Plaid Cymru (nationalistes gallois), le SDLP (parti de la communauté catholique en Irlande du Nord), la seule députée des Verts et une poignée de Lib-Dems et Conservateurs. Plusieurs milliers de personnes manifestaient dehors sous la bannière de la Stop the War Coalition.

Résultat final: 397 pour, 223 contre.

Pas facile, donc, pour Corbyn, qui doit faire face à une opposition interne de plus en plus ouverte et confiante, qui a le soutien de la majorité de la presse. Mais il reste très populaire dans et en dehors de son parti. Pour l'anecdote, un article dans le Daily Mirror, un tabloïde proche du parti travailliste, présente Hillary Benn comme une alternative sérieuse à la direction  du parti, dénigre systématiquement Corbyn (son internationalisme se résumerait à "porter des teeshirts pro-Venezuela") et demande aux lecteurs de voter sur la question "Hillary Benn serait-il le meilleur leader du parti travailliste". Résultat à l'heure où j'écris: 92% disent 'Non'.

Grand meeting pour une politique de paix, de justice et de dignité

Dans une tribune unitaire, un collectif d’associations et de personnalités lancent un appel. Contre les dérives racistes et islamophobes de l’état d’urgence, la politique guerrière de la France, le tout sécuritaire et l’état d’exception liberticide, ils en appellent à la paix, la justice et la dignité lors d’un Grand meeting le vendredi 11 décembre 2015 à 18h30 à la Bourse du Travail de Saint-Denis.
Moins d’un an après les massacres de janvier, les attentats sanglants qui viennent de frapper l’Île-de-France nous ont laissés dans l’horreur.
Elle est d’une ampleur et d’une intensité inédite : l’organisation État islamique a perpétré des attentats à l’aveugle. La terreur a cédé le pas à la tristesse, l’angoisse, la sidération. Il nous faut dépasser l’hébétude pour saisir les causes profondes qui ont mené à inscrire de tels crimes dans notre quotidien, et pour construire un avenir qui ne cède rien au pire.
Au sommet de l’État, en lieu et place de ce nécessaire travail, les partis de gouvernement ont préféré la fuite en avant, entraînant avec eux nos vies, nos destins, nos libertés et ceux de peuples qui auront à souffrir la vengeance d’un crime dont ils ne sont pas les auteurs. Ils disposent pour cela du soutien du Front National.
L’état d’urgence a été décrété et prolongé pour trois mois. Nos dirigeants frappent par ailleurs la Syrie de plus belle, dans un esprit de revanche. Ils bombardent une cible opaque, en grande partie insaisissable, et frappent, encore et encore, des civils.
L’exception devient la règle, et la figure guerrière s’impose comme ligne de conduite pour l’État. Cette montée en puissance n’est pas fortuite : le militarisme est central dans la stratégie du gouvernement français. Depuis la crise de 2008, pour compenser ses faiblesses industrielles et commerciales, la France joue la carte du militarisme auprès de ses « partenaires » européens. Sous Hollande, cette dynamique s’est emballée. Les interventions militaires se sont multipliées (Mali, Centrafrique, Irak, Syrie, etc.) Les ventes d’armes françaises n’ont jamais été aussi florissantes – faisant grossir les colonnes de réfugiés.
Ce militarisme n’est pas sans lien avec la progression du « djihadisme » : les frappes françaises sont autant d’arguments pour recruter de nouveaux combattants, certains pays du Golfe alimentent les organisations djihadistes et sont la source de leur idéologie.
On nous propose d’accepter cette logique mortifère, d’en faire un étendard. On nous somme de consentir à l’esprit de revanche. On nous demande d’accepter que l’état de guerre devienne un principe de gouvernement.
Les conséquences de cette incorporation collective dans la guerre sont déjà là. Grèves, rassemblements et manifestations sont suspendus. L’état d’urgence banalise la fermeture des frontières, les contrôles au faciès, les assignations à résidence, le fichage généralisé, les perquisitions musclées dans les lieux de vie ou de culte, la déchéance de nationalité (en y soumettant des binationaux nés en France).
Nos dirigeants vont jusqu’à envisager de modifier la Constitution, d’élaborer de nouvelles prérogatives de l’état d’exception, dont les dispositions sont encore floues mais inquiétantes.
Le racisme et l’islamophobie, prenant le prétexte des attentats, redoublent de virulence, et s’exercent en toute impunité. Des mosquées vandalisées aux lynchages de personnes désignées comme musulmanes, ces violences s’exercent sans susciter l’indignation unanime de ces mêmes dirigeants qui prétendent pourtant assurer la sécurité de tous.
Dans cette situation, seule une politique de paix est en mesure d’apporter une réponse à la hauteur des événements. Nous avons besoin d’une idée neuve de la paix, pas seulement d’un retour au statu quo. Cette idée de paix, elle doit être active dans notre opposition aux guerres menées par nos gouvernements. Cette politique de paix doit s’inventer au cœur de nos solidarités avec le peuple syrien, qui subit la concurrence mortifère de deux contre-révolutions, celle de Bachar al-Assad et celle des groupes « djihadistes », ainsi que les bombardements de la coalition occidentale.
Cette paix, elle doit se faire également au sein même du territoire français, mais à la seule condition de lutter contre le racisme, l’islamophobie, les discriminations – qui peuvent aussi faire naître le désespoir et conduire à la fascination pour des idéologies mortifères et la folie meurtrière. Cette idée de la paix doit donc s’incarner dans une lutte pour plus d’égalité sociale, s’incarner en un mouvement à même de réunir tous ceux et toutes celles pour qui l’union n’est pas une doctrine militaire.
Ici comme ailleurs, la paix est sous condition de justice et de dignité. C’est par cette politique que nous pourrons infléchir la folle fuite en avant de nos dirigeants, pour contrer ce climat de guerre, cette spirale meurtrière et liberticide.
Premiers signataires :
Bruxelles Panthères, Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Émergence, association citoyenne de Carrières-sous-Poissy, Femmes plurielles, Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP), La Voix des Rroms, Liste des Sans-voix, Mwasi-Collectif Afroféministe , Parti des Indigènes de la République, Respaix Conscience Musulmane, Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Fondation Frantz Fanon, Collectif des Enseignants pour l’Abrogation de la Loi de 2004 (CEAL).
Bernard Friot (Économiste et sociologue), Alain Gresh (journaliste), Sihame Assbague (activiste), Imhotep (au nom du groupe IAM), Tariq Ramadan (universitaire), Kristin Ross (Professeure, New York University), Raphael Liogier (Sociologue, philosophe), Said Bouamama (Sociologue), Françoise Vergès (Politologue), Christine Delphy (Féministe), Madjid Messaoudene (Élu à Saint-Denis), Olivier Lecour-Grandmaison (Historien), François Burgat (Politologue, directeur de recherces à l’IREMAM), Jacques Bidet (Philosophe), Mireille Fanon Mendès-France (experte ONU), Cédric Durand (Économiste), Océanerosemarie (Auteure et comédienne), Grégoire Chamayou (Chercheur en philosophie au CNRS / ENS LSH), Razmig Keucheyan (Enseignant-chercheur en sociologie), François Gèze (Éditeur), Farid Bennai (Militant associatif), Ugo Palheta (Sociologue), Laurent Cauwet (Éditeur), Jim Cohen (Revue Mouvements), Saimire Mile (Président de La voix des Rroms), Mohammed Ben Yakhlef (Élu à Villeneuve Saint Georges), Dominique Vidal (Journaliste, essayiste), Jules Falquet (Sociologue), Maxime Cervulle (Maître de conférences, Paris 8), Emmanuel Riondé (Journaliste), Laurent Lévy (Essayiste, militant d’Ensemble !-Front de Gauche), Stella Magliani-Belkacem (Éditrice-La fabrique éditions), Zakia Meziani (Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes), Maximilien Sanchez (Conseiller municipal de Gentilly), Emir Cherdouh (Journaliste), René Monzat (Congrès Marx), Félix Boggio Éwanjé-Épée (revue Période), Sébastien Fontenelle (Journaliste), Elisabeth Longuenesse (Sociologue), Omar Benderra (Écrivain, militant droits humains), Fania Noel (Activiste), Catherine Samary (Altermondialiste).

29 novembre 2015

Chaîne humaine pour le climat à Paris, 29 novembre 2015

Des milliers de personnes ont occupé le trottoir d'Oberkampf à Nation aujourd'hui (2,7 kms) pour démontrer leur volonté de lutter contre le réchauffement climatique au moment de la très officielle - et très hypocrite COP 21.
Les efforts du gouvernement Hollande-Valls de criminaliser et étouffer le mouvement social ne nous ont pas empêchés de contourner la scandaleuse interdiction d'occuper la rue dans le cadre de l'état d'urgence.
Une manifestation de rue interdite est prévue dans la foulée de ce rassemblement festif mais néanmoins déterminé.






24 novembre 2015

Non à la répression des syndicalistes en Corée du Sud

Communiqué de l'International Socialist Tendency: NON A LA RÉPRESSION DES SYNDICALISTES EN CORÉE DU SUD

STOP THE REPRESSION OF SOUTH KOREAN TRADE UNIONISTS