10 septembre 2009

L'heure des choix pour la gauche radicale face au projet de coalition de centre gauche.

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Mardi 8 septembre 2009

par le Comité exécutif du NPA

Les grandes manœuvres s’accélèrent vers un rassemblement de centre-gauche, qui marque le déplacement à droite d'une partie de la classe politique.

François Bayrou vient de répondre positivement à la dynamique lancée par Vincent Peillon et Daniel Cohn-Bendit à Marseille à la fin août. Comme le déclarait à cette réunion Marielle De Sarnez (avec l’accord évident du président du Modem et sous les acclamations de l’assistance), « ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise». L'« offre publique de dialogue portant sur le fond », faite par Bayrou, constitue le pas politique prudent mais décisif vers ce que Martine Aubry demandait à La Rochelle.

C'est exactement le même scénario qui a conduit à la catastrophe en Italie. Alliée au centriste Prodi, la gauche a d'abord battu Berlusconi puis déçu les attentes populaires, ouvrant la voie à Berlusconi II. Aujourd'hui, il ne reste plus un seul député de gauche au parlement italien.

Attendre 2012 pour battre Sarkozy, puis mener une politique de droite qui prépare son retour n'est pas la bonne voie. Les élections régionales seront le laboratoire de cette stratégie qui s'exprime déjà dans le renoncement à soutenir vigoureusement les luttes et à répondre aux aspirations des victimes de la crise.

Pour les forces qui se déclarent favorables à une rupture avec le capitalisme, c’est une nouvelle épreuve de vérité qui s’approche. Un doigt dans cette alliance sous prétexte de pragmatisme, et c’est tout le corps qui y passera.

Le PCF a condamné cette stratégie, mais ouvre pourtant des discussions programmatiques avec le PS.

Il faut se prononcer clairement pour un rejet national, explicite, dans les 22 régions, de toute alliance de premier ou de second tour comprenant le Modem.

Pour la gauche radicale, c’est l’heure des choix, et l’attitude vis à vis de la stratégie de centre-gauche en sera un des révélateurs.

C’est aussi l’heure de la clarté. Il ne suffit pas de battre Sarkozy, il faut battre aussi sa politique dans la rue et dans les urnes.

C'est pourquoi, dans cet objectif, le NPA propose sans attendre au PCF, au PG, à LO, à la Fédération, aux Alternatifs de se rassembler.

Nous leur adressons aujourd'hui une invitation à une rencontre nationale unitaire de nos 5 mouvements pour la mise en place immédiate de groupes de travail communs permettant à la fois de collaborer dans le soutien immédiat aux luttes et de préparer ensemble les régionales.

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