4 novembre 2009

Le débat sur le "voile" au Québec : une contribution d'un membre de Québec Solidaire

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Le débat sur le port du foulard ou du "voile" islamique fait les même dégâts à gauche au Québec qu'en France. Si la principale organisation féministe du pays, la Fédération des Femmes Québecoises (FFQ) a pris position - non sans soulever des critiques amères - contre son interdiction, le parti de la gauche radicale, Québec Solidaire, semble divisé sur la question.

Dans cet article, Benoît Renaud, membre du Collectif Socialisme International au sein de Québec Solidaire dans la région du Gatineau, explique pourquoi la gauche doit rejeter toute idée d'interdiction du foulard y compris dans les services publics.

En voici la conclusion:

/.../ céder à la campagne de peur contre les Musulmans en interdisant le port de tout signe religieux dans le secteur public minerait nos efforts de mobilisation contre la guerre et l’impérialisme, pour la reconnaissance du sexisme encore bien réel dans « notre » société, contre la xénophobie et la discrimination envers les immigrantes et immigrants de diverses origines, ainsi que l’unité du mouvement syndical face à un employeur qui se prépare à nous faire payer le coût de la crise.

2 commentaires:

Raphaël Zacharie de Izarra a dit…

VIVE LE VOILE ISLAMIQUE !

Symbole de soumission féminine à une cause archaïque pour les uns, ornement vestimentaire pour les -rares- oiseaux d'envergure dont je fais partie, le voile islamique (que personnellement j'associe au voile marial d'un point de vue esthétique) empêche ses détracteurs de dormir pour la simple raison que, par-delà les prétextes politiques et culturels invoqués, le voile signe l'honnêteté de la femme bien éduquée qui le porte.

La vertu d'une femme de nos jours est considérée comme une régression, une sorte d'attachement pathologique à des valeurs périmées, tant notre "progrès moral" a été bêtement associé à la liberté de faire tout et n'importe quoi.

Nos femmes dévoyées par les chantres de la débauche devraient être jalouses de la dignité de leurs soeurs musulmanes.

Et de leur force de caractère.

Le voile (librement choisi, cela va sans dire) est le dernier rempart de la culture musulmane contre les agressions morales du monde. Les femmes voilées non seulement sont dignes, mais aussi courageuses. J'admire, autant sur le plan esthétique que moral, les femmes qui décemment se couvrent afin de ne point offenser le Ciel en excitant les mâles de la Terre -faibles par nature- avec leurs appas.

Ce voile de pudeur sur leur corps, leur visage, est une seconde peau, chaste, qui honore leur âme.

Le voile non seulement garantit leur vertu mais encore les pare comme des princesses. Artifice sobre des femmes bien élevée, le voile islamique agit comme l'écorce saine du pin : il repousse la mollesse, le vice, la puanteur et attire les hommes de bien. Les premiers trouvent le voile rude, âpre, austère, voire grotesque. Pour les seconds, il est la plus noble des bures...

L'homme sans goût préfère la fanfreluche à la parure monacale et c'est pourquoi il raille le voile islamique, tandis que l'ami des Arts affectionne l'expression noble des mœurs féminines.

Le voile islamique est un signe de grande classe féminine.

Raphaël Zacharie de IZARRA
raphael.de-izarra@wanadoo.fr

Colin Falconer a dit…

Merci pour ce commentaire. Le plus important pour moi c'est le "librement choisi", sur lequel nous sommes d'accord.

Le reste, il me semble, est très subjectif, y compris quand tu dis que les hommes sont "faibles par nature" ! Les femmes doivent-elles être toujours "pudiques" ? C'est trop restrictif comme norme, à mon avis. La sensualité assumée et même affichée de façon "ostensible" fait partie des multiples aspects du genre humain. Là aussi, il doit s'agir d'un libre choix.

D'un point de vue très personnel, je trouve beaucoup de femmes qui portent le hijab très belles et très "féminines". Mais cela me regarde comme la façon de s'habiller de toutes les femmes sans distinction d'origine et de croyance les regarde. Je n'ai pas mon mot à dire, voilà la différence avec ceux et celles qui veulent penser à leur place.

Cordialement