25 janvier 2010

Justice universelle et massacres de masse au XXème siècle

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Un ami écrit :

Le Réseau International des Juifs Antisionistes (IJAN) et le Mouvement des Indigènes de la République organisent le lundi 8 février au CICP un débat sur "massacres de masses et justice universelle".

La volonté est de rééquilibrer la commémoration de tous les massacres de masse sur critère religieux, raciste ou ethnique et de critiquer l'hypocrisie dans la célébration de certains, souvent dictée par des intérêts géostratégiques (notamment la récupération sioniste du génocide des Juifs pas les Nazis alors qu'on occulte l'enfermement et l'ethnocide des Palestiniens, mais pas seulement.)

Notre réponse est la solidarité transculturelle contre les responsables et le système qui produisent régulièrement cette menace.

La qualité des intervenants, l'intérêt de la collaboration initiale, et la volonté d'élargir cet évènement à tous ceux qui pourraient se sentir concernés m'amène, en plus de souhaiter votre venue, à vous inviter à relayer l'information et à y inclure les forces militantes que cela pourrait intéresser.

Le tract :

I J A N
International Jewish Antizionist Network / Réseau International de Juifs Antisionistes

MIR
Mouvement Des Indigènes de la République

Justice universelle et massacres de masse au XXème siècle

Traite esclavagiste, génocide des Juifs et des Tsiganes, massacres par les puissances coloniales... La barbarie initiée au cours du XXème siècle par les civilisations européennes n'a rien à envier aux violences qui ont déchiré les autres peuples. Or, les massacres de masses ne sont pas également dénoncés, suivant que leur mémoire est relayée ou non par un État, et différemment s’il s’agit d’un État puissant, ou ami.

Pour comprendre cette « hiérarchisation », nous préférons utiliser le terme « massacres de masse », car il est plus descriptif que « génocide » ou « crimes contre l’humanité ». Nous souhaitons comparer les faits et leur mémoire, en distinguant les interprétations.

Car il nous faut nous affranchir de l’instrumentalisation du passé par les dominants, et définir une compréhension commune. La hiérarchisation des identités – que ce soit sur des bases raciale, religieuse ou ethnique - est le résultat d’une construction intéressée.

Remettre en cause ce traitement inégal permet d’envisager une résistance solidaire face à toutes les oppressions, de dénoncer l’impunité, les massacres en cours, voire de contribuer à prévenir ceux qui pourraient advenir.

Au carrefour de la "journée mondiale de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'Humanité" du 27 janvier et de la journée anti-impérialiste du 21 février, nous vous invitons à débattre avec :

- Hajo Meyer, survivant d’Auschwitz, militant antisioniste, vient des Pays Bas pour une tournée de trois meetings en France. Il replacera les massacres de Juifs par les nazis dans une perspective qui dénonce la manipulation sioniste de cette tentative d’extermination au profit de la dépossession palestinienne.

- Youssef Boussoumah, militant des Indigènes de la République, rappellera la responsabilité de la France dans les massacres des colonisés, notamment en Algérie.

- Walid Atallah, de l’association des Palestiniens en France, témoignera de la stratégie israélienne d’éviction des Palestiniens de leur terre, manifestée dans une succession de massacres depuis 1947.

- Marcel Kabanda (sous réserve), de l’association Survie, reviendra sur les tueries qui se sont déroulées au Rwanda avec la complicité des puissances coloniales dont la France.

- Carlos Abrego, membre d’IJAN France, écrivain et militant salvadorien, apportera la parole des massacres d’Indiens en Amérique.

Face à une posture fondée sur la concurrence des victimes, nous défendons une vision universelle de la dénonciation des massacres de masse.

Lundi 8 février, 19h30, au CICP, 21, ter rue Voltaire, 75011 Paris (métro Rue des Boulets)

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