15 janvier 2010

Le rôle de l'impérialisme dans le désastre haïtien

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NOUVEAU : L'article de Peter Hallward traduit en français ...
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Pour commencer à comprendre la situation en Haïti aujourd'hui, au lieu d'écouter Nicolas Sarkozy qui se congratule sans rire des "multiples liens entre ce pays et la France" (comme l'esclavage, ou l'emprisonnement de Toussaint L'Ouverture, ou les remboursements forcés de la "dette" d'Haïti après l'indépendance, ou l'accueil fait au dictateur 'Baby Doc' Duvalier ...), on peut commencer par cet article en anglais du chercheur canadien Peter Hallward, paru dans The Guardian juste après le terrible tremblement de terre : Our rôle in Haiti's plight

Le Poireau Rouge publiera bientôt d'autres analyses, si possible en français.

Des commentaires de l'organisation Lutte Ouvrière :

Haïti, ravagé par le séisme et par l’impérialisme

100 000 morts ? On ne saura pas de sitôt combien de victimes a fait le tremblement de terre du 12 janvier. Mais c’est maintenant la misère qui tue les Haïtiens : des bâtiments fragiles, pas de pelleteuses pour dégager les débris, peu de médecins, d’équipes de soin, d’ambulances. C’est bien le moins que les pays riches envoient quelques équipes de secours, mais les moyens qu’ils mobilisent (trois avions et 200 hommes pour la France) sont dérisoires. Comparons, par exemple, par rapport à ceux déployés en Irak ou en Afghanistan !

Et encore les médias d’ici s’inquiètent-ils sans décence des « risques de pillage » ! Par contre, du pillage colonial et impérialiste dont, depuis cinq siècles, Haïti est victime, il n’est pas question. C’est pourtant tout ce qui explique comment une catastrophe naturelle peut avoir de telles conséquences.

Charité mal ordonnée

Après la catastrophe qui a touché Haïti, tandis que l’aide internationale des États n’arrive qu’au compte-gouttes, diverses initiatives font appel aux dons des populations des pays riches.

Être solidaire des victimes, c’est évidemment le B-A BA. Mais lorsqu’il s’est agi de sauver les banquiers, les États de ces pays riches ont su déployer des moyens autrement plus importants. « 100 millions de dollars », a promis Obama aux Haïtiens. Il y a un an, ce sont 1000 milliards qu’il débloquait pour les banquiers ! Et la France fait pareil.

Dans cette société, on n’organise vraiment correctement que ce qui rapporte aux nantis. Et pour réparer les dégâts, c’est : « à votre bon cœur messieurs dames ».

Flash sur le site de Socialist Worker (G-B) : Imperialist intervention and capitalism lie behind Haiti's nightmare

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