30 avril 2010

Crise politique en Belgique: pour l'unité de la gauche anticapitaliste et une opposition ferme à l'islamophobie

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"Sans gouvernement et plongée dans une grave crise politique, la Belgique est devenue, jeudi 29 avril, le premier pays occidental à interdire le port du voile islamique intégral dans tout l'espace public. Une loi en ce sens a été votée dans la soirée à la Chambre des députés, convoquée malgré la démission du gouvernement Leterme pour légiférer sur un certain nombre de projets jugés prioritaires. Parmi ces textes jugés prioritaires, l'interdiction de la burqa, déjà votée en commission des affaires intérieures le 31 mars, était inscrite à l'ordre du jour."
(Lemonde.fr du 29/04/2010)

Au Royaume de Belgique, les partis bourgeois se disputent sur la question linguistique dans un arrondissement de la région de Bruxelles, et c'est le gouvernement qui tombe.

En revanche, c'est l'Union Sacrée pour voter ensemble et dans la précipitation une loi interdisant le voile intégral dans tout l'espace public. C'est évidemment indécent.

Contre la politique menée par les partis de droite comme de 'gauche', qui sont tous d'accord pour faire payer la crise aux travailleurs et stigmatiser la minorité musulmane - la politique du bouc émissaire n'a jamais été si flagrante ces derniers mois - il est urgent d'unir les forces de la gauche radicale en vue de présenter une véritable alternative lors des élections législatives anticipées.

C'est ce que propose la Ligue communiste révolutionnaire (Belgique) dans un texte envoyé à l'ensemble des partis à la gauche du PS et des Verts (PC, PSL, PTB).

Amnesty condamne la décision des députés belges

L'organisation Amnesty International a condamné jeudi la décision des députés belges d'interdire le port du voile islamique intégral dans l'espace public, qui constitue selon elle "un dangereux précédent". "Une interdiction totale de se couvrir le visage violerait les droits à la liberté d'expression et de religion des femmes qui portent la burqa ou le niqab", a déclaré John Dalhuisen, l'expert de l'organisation de défense des droits de l'homme sur la discrimination en Europe. Amnesty a appelé la chambre haute de Belgique, le Sénat, qui doit à présent se prononcer, à revenir sur cette décision. Selon M. Dalhuisen, il ne peut en effet "y avoir de justification à la restriction de la liberté d'expression et de religion".


La LCR (Belgique), en collaboration avec plusieurs associations, a organisé une série de conférences sur l'islamophobie, avec notamment la participation d'Ilham Moussaïd du NPA (France). Un excellent exemple pour la gauche française, qui n'est malheureusement n'est pas encore prête pour le faire.

Selon la sociologue Caroline Sagesser, le vote des parlementaires belges aura peu de conséquences. Il s'agirait pltôt d'"un message envoyé à l'électorat". Pas très rassurant quand même.

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