9 mai 2010

Quartiers populaires : reconstruire une gauche de transformation sociale


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Un article de Laurent Sorel (NPA)

/.../ La faiblesse de la structuration du militantisme dans les quartiers s’explique principalement par les fréquentes tentatives de récupération des réseaux et des militants qui émergent, par certains partis politiques de gauche, ainsi que par l’isolement géographique et politique par rapport au reste du mouvement social.

Les exemples de récupération politique par des partis de gauche sont même tellement fréquents depuis au moins la Marche pour l’égalité de 1983 que les militants des quartiers en ont tiré une grande méfiance par rapport à l’ensemble des partis politiques de gauche y compris malheureusement le NPA.

Cette méfiance s’explique aussi par le fait qu’ils ont trop souvent l’impression que le mouvement social au mieux les ignore au pire les considère comme des adversaires qui divisent le mouvement quand ils « osent » mettre en avant leurs revendications spécifiques.

Sans compter que le mouvement social a du mal à se positionner par rapport à l’émergence dans les quartiers de revendications dites « identitaires » réclamant la pleine reconnaissance de pratiques religieuses et/ou culturelles.

Face à la réaction d’une partie du mouvement social qui considère que la mise en avant même ponctuelle des questions d’oppressions spécifiques (violences policières, discriminations à l’embauche, au logement, islamophobie…) revient à la sous-estimation voire à la négation de la question sociale, certains militants des quartiers répondent (à tort !) par le refus revanchard de se solidariser avec les luttes transversales (salaires, conditions de travail, services publics, écologie…) qui concernent l’ensemble des travailleurs au-delà de leur situation particulière.

L’enjeu est de mieux intégrer les revendications spécifiques anti-discriminations parmi les revendications globales portées par l’ensemble du mouvement ; et, symétriquement, de contribuer à mieux intégrer les questions sociales au sein même des mobilisations issues des populations discriminées.

1 commentaire:

sultan a dit…

ISLAMOPHOBIE EN FRANCE : MANIFESTER NE SUFFIT PLUS !!!

Tout le monde a constaté , même les sourds et les non voyants, qu’une vague islamophobe toujours plus grande déferle sur notre pays avec des dégâts considérables pour les populations victimes mais aussi pour la cohésion sociale et notre fameuse identité nationale.

A l’image d’un Tsunami, cette vague destructrice a bien une origine que la majorité de la classe politique feint d’ignorer, alors qu’elle en est elle-même en très grande partie responsable.

Depuis le début des années 1980 jusqu’à aujourd’hui les hommes et femmes politiques de droite et de gauche ont diabolisé l’islam et les musulmans que ce soit dans les quartiers, dans les usines ,dans les foyers de travailleurs , dans les établissements scolaires et même dans la rue. De Pierre Mauroy qui islamisait déjà la question sociale de nos parents en lutte dans les usines pour leurs droits de salariés, en passant pas le bruit et les odeurs de Chirac, puis « les femmes voilées , femmes violées » de Ségolène en passant par les moutons dans la baignoire de Sarkosy, et pour finir plus près de chez nous les propos essentialisants de Nadine Morano sur le jeune musulman ou André Gérin sur la Burqa, ont bien constitué , à partir du plus haut sommet de l’Etat, le socle et la culture communes qui ont permis ces déchainements racistes et islamophobes. Les gouvernements successifs n’ont rien trouvé de mieux que de nous pondre une loi d’exception le 15 Mars 2004 pour stigmatiser définitivement une partie de la population française en encourageant les replis communautaires qui n’ont fait qu’augmenter depuis.

Un fond postcolonial , raciste et islamophobe, couplé à la lepénisation des esprits et à des calculs politiciens n’ont fait que traduire dans les faits un subconscient POUR LIRE LA SUITE WWW.CRIFRANCE.COM
Abdelaziz Chaambi 12 Février 2010

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