23 mai 2010

Répression et morts en Thailande

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COMMUNIQUE DU NPA : HALTE A LA REPRESSION EN THAILANDE
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Il y a eu très peu d'analyses sérieuses de la situation en Thailande dans la presse de gauche. Plus largement, c'est l'indifférence générale face à une crise majeure et à la mort de dizaines de manifestants.

Je reproduis ici donc cet article de Raoul-Marc Jennar qui fournit des éléments pour mieux comprendre ce qui se passe dans ce pays, loin des plages de rêve bordées de cocotiers si populaires avec les touristes occidentaux : A Bangkok, le capitalisme tue

L'hebdomadaire britannique Socialist Worker publie régulièrement des articles sur la Thailande

Thaïlande: ce que VOUS pouvez faire
N'oubliez pas les prisonniers

Giles Ji Ungpakorn

On me demande souvent ce que les gens à l'extérieur de la Thaïlande peuvent faire pour aider la lutte pour la démocratie et la justice sociale. Après les tragiques événements de ces derniers jours, nous pouvons tous contribuer à la campagne contre le gouvernement désinformateur d'Abhisit dans nos médias locaux. Nous pouvons également aider à soutenir toute campagne visant à conduire ces sanglants dirigeants en justice ainsi qu'une campagne pour des élections libres et équitables.

Mais il y a maintenant une nouvelle priorité, c'est de défendre les prisonniers politiques. Les dirigeants chemises rouges sont confrontés à des accusations absurdes de «terrorisme». Ils sont également accusés d'avoir tenté de renverser la monarchie. Bien que le fait de soutenir un point de vue anti-monarchie et républicain n'est pas un crime, surtout après le fait que le roi ait refusé de dire quoi que ce soit pour arrêter l'effusion de sang, la direction chemise rouge ne l'a jamais exprimé.

Tout aussi important, nous ne devons pas oublier et ignorer les centaines de gens ordinaires chemises rouges qui ont été arrêtés par les militaires et jetés en prison. Ils devront faire face à un certain nombre de charges différentes, mais elles doivent toutes être considérées comme illégitimes et politiques, même si elles impliquent une riposte physique, le blocage des routes ou même de mettre le feu aux bâtiments. C'est l'oppression et la brutalité de l'armée et des élites qui est à l'origine de toute violence de la part chemises rouges.

Nous ne pouvons nous reposer tant qu'ils ne seront pas tous libérés. Ainsi, nous pouvons tous soutenir toute campagne pour les prisonniers qui sont organisées.

Thailand's class revolt aginst royalist élites, par Giles Ji Ungpakorn

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