26 octobre 2010

Manifestation à Paris pour les retraites, jeudi 28 octobre à 13h

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Un des arguments utilisés par les opposants au mouvement actuel pour les retraites est que les grèves et les manifestations nuisent à l'image de la France et que leurs effets directs pénalisent les entreprises françaises face à la concurrence étrangère. Selon cette logique de la lutte de chaque Etat-nation pour sa propre survie, il faut que les travailleurs français acceptent les mêmes sacrifices que ceux d'autres pays qui ont suivi le même chemin, sinon "nos" produits coûteront trop chers, les touristes iront ailleurs (sans doute visiter une réplique de la Tour Eiffel en Chine) et l'argent des investisseurs étrangers ou français iront "créer des emplois" dans des pays où la main-d'oeuvre coûte moins cher et la protection sociale n'existe pas.

C'est une logique implacable et effrayante qui conduit à une course effrénée vers le bas. Car le même argument sera utilisé par les capitalistes et leurs laquais dans les médias à l'étranger si la réforme et toutes les autres mesures anti-sociales que nous prépare Sarkozy passent. "Regardez la France", diront-ils, "ils ont reculé l'âge de la retraite, privatisé la Sécurité Sociale et effectué des coupes drastiques dans les services sociaux. Si vous - les travailleurs anglais, allemands, américains, italiens etc. - n'acceptez pas des sacrifices pour renflouer les entreprises et remplir les poches des actionnaires (euh, enfin ils ne le diront pas comme ça) c'est la France qui va gagner la guerre économique et nous qui seront les victimes."













Edimbourg (Ecosse), le 23 octobre 2010 : 20 000 manifestants contre le budget d'austérité du gouvernement de coalition de David Cameron

Le combat contre les mesures prises actuellement par les capitalistes de tous les pays pour faire payer la crise aux travailleurs est un combat international. Sarkozy importe de l'essence pour briser la grève des raffineries ? La classe ouvrière des pays voisins peut l'arrêter, comme ici les travailleurs des dépôts belges. En France la gauche radicale a été solidaire avec les travailleurs et les jeunes grecs, lors de leur lutte contre les attaques de leur gouvernement et du FMI contre leurs salaires, leurs conditions de travail et leur services sociaux. A l'étranger, comme ici au Brésil et en Suisse, les militants internationalistes et les syndicalistes les plus conscients des enjeux manifestent en solidarité avec les grèvistes français. Notre combat est littéralement le leur, et leur combat le nôtre.

La crise actuelle est systémique. Elle n'est pas non plus une crise française, elle est internationale. La résistance s'organise un peu partout, même si pour l'instant elle est tâtonnante. Il faut que les travailleurs prennnent conscience du fait que seule une économie mondiale débarrassée des parasites capitalistes et placée sous leur propre contrôle pourra mettre fin à la longue série de crises déstructrices et de guerres meurtières qui ont marqué - et marquent encore - le système capitaliste.

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