26 octobre 2010

On n'attendra pas 2012 !

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Déclaration de Marxistes Unitaires

On n'attendra pas 2012 !

Le gouvernement utilise tous les moyens à sa disposition pour briser le mouvement de grève actuel contre la réforme des retraites: réquisition forcée des grévistes sous menace de prison, matraquage massif des médias contre les grèves, violence contre les piquets de grève dans les raffineries et les lycées, avec en prime des manifestations interdites à Rennes et à Lyon, et plus 1 900 arrestations depuis le 12 octobre.

De plus en plus, il existe une réelle collusion pour détruire les grèves entre les états-majors de l'UMP et l'extrême droite dans les universités. Des appels publics à alliance avec l'extrême droite se multiplient. Les déclarations dans ce sens des députés UMP du Nord, C. Vanneste, et du Rhône, P. Meunier viennent confirmer la tendance déjà observée dans plusieurs pays d'Europe comme les Pays-Bas, l'Italie et la Suède. La crise économique et sociale est en train de se transformer en crise politique généralisée.

Certains secteurs font une pause dans la grève, mais d'autres rentrent dans la bataille comme EDF et les universités (étudiants et personnels mobilisés, avec 23 universités bloquées ou en fermeture administrative, sur 83 en France). La mobilisation des BIATOSS et des étudiants est cruciale à ce mouvement.

Face à la répression, face à l'extrême droite et face au gouvernement, l'unité de la gauche et de toutes les forces progressistes est nécessaire pour défendre le droit de grève, le droit de manifester, et la liberté de prise de parole – et pour obtenir le retrait de la réforme Sarkozy-Woerth des retraites. L'unité aussi entre les salariés du public et du privé, les sans-emploi, les lycéens et les étudiants, les jeunes des banlieues, entre les grévistes et les usagers.

Le passage en force au Sénat accentue l'illégitimité de la réforme et du gouvernement Sarkozy-Fillon. Le vote de la loi ne change rien à la donne, alors que la répression élève les enjeux face à ce gouvernement de casse sociale. Nous, travailleurs syndiqués ou pas, étudiants réunis en Assemblée Générale, lycéens, devons réaffirmer que nous sommes le pouvoir. On n’attendra pas 2012!

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