18 avril 2011

Nouvelle avancée de l'extrême-droite en Europe, cette fois-ci en Finlande

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NOUVEAU La Hongrie : Des milices d'extrême droite ...

VISA: LE SITE DES SYNDICALISTES CONTRE LE FRONT NATIONAL ET LES IDEES DE L'EXTREME DROITE 

MANIFESTATION NATIONALE ANTIRACISTE ET UNITAIRE, SAMEDI 28 MAI PLACE DE LA REPUBLIQUE (PARIS)
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Il y a quelques mois j'ai écrit ceci sur la montée de l'extrême-droite en Europe.

Dimanche, ce fut le tour de la Finlande, où le parti anti-immigration et eurosceptique les Vrais Finlandais (True Finns en anglais) à recueilli 19% des voix aux élections parlementaires, à égalité ou presque avec le parti conservateur (le NCP) et les sociaux-démocrates (SDP). Le Centre, premier parti du parlement sortant, termine derrière ses trois rivaux.Voir cet article de la BBC (en anglais) et celui-ci de Libération ...

Ce résultat, que les sondages n'avaient pas prédit, est encore un signe, après les élections irlandaises, de l'instabilité politique croissante en Europe. Mais il sert surtout à nous rappeler que cette instabilité profite de plus en plus aux partis situés à la droite de la droite, alors que la gauche anticapitaliste - le plus souvent divisée - peine à percer ou recule.
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Lire également cet article plus théorique d'Enzo Traverso dans Contretemps n° 9, La fabrique de la haine: xénophobie et racisme en Europe. Traverso affirme que les mutations du fascisme en Europe de l'ouest sont de nature assez radicale, et que la nouvelle extrême droite ne menace plus frontalement la démocratie bourgoise, mais cherche à la transformer de l'intérieur, ce qui rend "inutile" le combat purement antifasciste. A discuter, évidemment. Il assimile également le multiculturalisme au 'communautarisme', en le mettant sur le même plan que le 'nationalisme républicain', ce qui me semble radicalement faux. Côté positif, il accorde une place importante au rôle de l'islamophobie dans la construction de cette nouvelle extrême droite, en excluant toutefois certains pays de l'Europe de l'est où règne toujours la nostalgie du fascisme des années trente.
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En Suisse, le thème de l'immigration est exploité par des nationalistes et des régionalistes (la Lega en Suisse italienne) et vient polluer la campagne électorale en cours:

(...) Pour freiner l'immigration illégale en Suisse, Giuliano Bignasca souhaiterait construire un mur « comme il en existe un entre Israël et la Palestine ». Le sien s'élèverait dans la ville de Chiasso, à la frontière avec l'Italie.

Le président à vie de la Lega, parti populiste de Suisse italienne qui a remporté les élections cantonales du 10 avril avec 30% des voix, ne recule pas devant les propositions radicales. Il a également menacé de renvoyer «à la maison» 13.000 frontaliers italiens accusés de faire grimper le chômage près de Lugano.

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