22 août 2011

Bon débarras à Kadhafi, mais ne faites pas confiance à l'Occident

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Communiqué du NPA: Kadhafi tombé, aux populations de décider!

Article en anglais de Judith Orr (rédactrice en chef, Socialist Worker): Good riddance Gaddafi, but don't trust the West!

(...) the West’s motives were never humanitarian.

If our rulers cared about democracy and freedom, why do they not back opposition movements Bahrain, Yemen or Saudi Arabia?

The answer is that the dictators there are friendly to the West, and Western leaders have never had any qualms about working with dictators. Just as they had no trouble working with Gaddafi until after the Libyan revolt began.

They may have derided him as a “mad dog” in the past, but this didn’t stop Tony Blair famously embracing him as an ally in 2004.

Whoever takes the place of the hated Gaddafi one thing looks certain—the West will ensure it is a regime it can do business with.

Une analyse du régime - de l'ancien régime - libyen par Berthold du Ryon (NPA)

(...) Le régime de Muammar al-Kadhafi peut être décrit, dans son fonctionnement réel, comme un régime clanique. Un régime à base familiale et tribale qui, sous couvert de « démocratie directe », tout en interdisant partis politiques, syndicats et toute organisation de tendances politiques et sociales, a constamment activé et entretenu des structures de type tribal et pré-étatique afin de leur déléguer des bribes de pouvoir local.

À la surface, ce même régime s’est successivement drapé dans différents habillages idéologiques. Mais l’orientation du moment ne dépendait pas de débats réels dans la société ; elle résultait exclusivement de la dernière mode définie par le grand leader. Si, en théorie, depuis plusieurs années Kadhafi n’occupe plus « aucun poste de pouvoir » et n’est qu’une sorte de « chef charismatique », en réalité, aucune décision d’importance n’est prise sans son accord ou celui de sa famille. Une large partie du pouvoir est en quelque sorte « informelle », ne découlant d’aucune règle écrite, en l’absence de Constitution qui définirait (et limiterait en même temps) les rôles et pouvoirs des différents dirigeants.

No tears for Qadafi, no cheers for NATO, by Richard Seymour (Lenin's Tomb)

(...) There is as yet no political force through which the masses could act independently of the new government, were they even of a mind to do so. The rebels will be disarmed, and the initiative will rest with pro-US politicians and other ruling class spokespeople.

As a result, I would strongly caution against getting carried away with the prospect of permanent revolution here.

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