29 septembre 2011

Disparition de notre camarade Léonce Aguirre

***
L'hommage d'Olivier Martin, qu'il a lu lors de la cérémonie d'adieu à Léonce Aguirre à Montreuil, le 4 octobre 2011

Un hommage au camarade Léonce Aguirre - on l'appelait toujours "Aguirre" - disparu subitement, par John Mullen du NPA (Montreuil)

Aguirre était de ceux au NPA qui militaient pour l'unité de la gauche radicale et contre l'islamophobie. Il nous manquera, mais sa lutte continue.

La mort d'Aguirre sur le site du NPA ...

L'hommage du PIR (Parti des Indigènes de la République) et celui de Gauche Unitaire, l'organisation fondée par des ex-unitaires du NPA avec qui il a partagé des combats en interne. Aguirre, lui, a choisi de rester.

Sur le site de la FASE ...

Le meilleur hommage qu'on puisse rendre à un révolutionnaire, aussi modeste soit-il (et la modestie, l'humour et la gentillesse personnelle sont quelques unes des caractéristiques d'Aguirre que soulignent ses camarades toutes tendances confondues), est de prendre au sérieux ces idées. Aguirre n'avait pas peur de défendre les siennes, même quand il était très minoritaire dans sa propre organisation - comme sur la question du foulard, où il a participé activement, au nom de l'antiracisme et du féminisme, au courant qui s'opposait à l'interdiction des signes religieux à l'école, ou dans le débat stratégique sur les candidatures uniques de la gauche antilibérale. La sélection suivante donne une petite idée de sa contribution à ces débats:

Un interview que nous avons publié avec Aguirre en octobre 2002 dans la revue Socialisme International ...

En mai 2011, Aguirre a signé cette tribune pour une candidature unique de la gauche de transformation sociale, avec des militants appartenant à différentes organisations comme la FASE ou le Parti de Gauche.

En mars 1921: Kronstadt, par Léonce Aguirre (article de 2003)

Le parti révolutionnaire: une réponse à John Rees, dans la revue Que faire? (janvier-mars 2008)

Une réponse à ceux qui en 2005 diabolisaient le mouvement des Indigènes de la République: La LCR doit participer aux Assises (de l'anticolonialisme postcolonial), avec Léon Crémieux et al

(...) Le même appel n'aurait probablement pas suscité la même hostilité avant la controverse sur l'interdiction du voile à l'école. Pourtant, l'Appel n'évoque la loi de Chirac qu'en une courte phrase : « Discriminatoire, sexiste, raciste, la loi antifoulard est une loi d'exception aux relents coloniaux. » Puisque, comme le rappellent les auteurs de la tribune de Libération, la LCR a condamné ladite loi comme discriminatoire, pourquoi se sentir agressés ? Sinon parce que nous n'avons pas combattu les exclusions. La loi frappe principalement les jeunes filles musulmanes, elle a libéré le racisme antimusulmans. N'est-ce pas ce qui doit dominer dans notre jugement, au lieu de s'offusquer des formulations du texte qui dénonce la loi comme sexiste et raciste ?

Enfin, c'est Aguirre l'éditorialiste qui en 2009 a écrit en quelque sorte la nécrologie du journal de la Ligue Communiste révolutionnaire Rouge, en exprimant tous ses espoirs dans la nouvelle organisation qui venait de naître, Le Nouveau Parti Anticapitaliste. On trouvera sur le site du journal Rouge une série de liens à ses contributions à ce journal entre 2000 et 2009.

Aucun commentaire: