8 décembre 2011

L'épreuve de la nuit à Saint-Denis















Communiqué du Nouveau Parti Anticapitaliste.

Expulsions à Saint-Denis (93) : mobilisons-nous !

Mardi 29 novembre, le préfet de Seine-Saint-Denis a procédé à l'expulsion de deux immeubles à Saint-Denis. D'autres seraient programmées.

Le prétexte invoqué, à savoir l'insalubrité, est un état de fait connu depuis longtemps sans qu'une solution de relogement ait été trouvé jusqu'à présent.

Ce n'est pas de gaieté de coeur que des familles avec enfants se réfugient dans de tels immeubles. Faute de mieux, elles y trouvent un refuge.

Pour soi-disant les protéger, le préfet a choisi de les mettre à la rue à l'approche de l'hiver.

Les familles, avec enfants, seront hébergées à l'hôtel jusqu'à la fin de la trève hivernale mais ailleurs dans le département, au Blanc-Mesnil, et loin des écoles fréquentées par les enfants.

Quant aux autres habitants de ces deux immeubles, ils sont renvoyés sur le 115, les hébergements d'urgence dont on sait qu'ils sont sursaturés et en manque de moyens.

Depuis, des familles campent sur le parvis du bâtiment administratif à Saint-Denis et à la merci d'une intervention policière.

Cette situation est insupportable et témoigne d'un profond mépris pour les conditions de vie des personnes concernées. Absolument rien n'a été fait en terme de relogement préalable.

Les expulsés et leurs soutiens appellent à une

Manifestation samedi 10 décembre, à Saint-Denis, à 11h30, départ à proximité du théâtre Gérard Philippe

pour la reprise des négociations, la régularisation des sans-papiers, le relogement des habitants expulsés.

Le NPA soutient cette manifestation et appelle à y participer.

Le 9 décembre 2011
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L'Epreuve de la nuit à Saint-Denis

par Alain Bertho

Il est 20 h 30 ce jeudi 8 décembre. C’est une sorte de veillée d’armes qui commence devant la mairie de Saint-Denis. Hier, au petit matin, un deuxième squat a été évacué sur ordre de la préfecture au 76 rue Gabriel Péri. La plupart des habitants sont maintenant à la rue.

Dans l’urgence, mercredi soir la solidarité s’est organisée. Des tentes, des couvertures… Où aller ?

Immédiatement il est apparu que le perron de la mairie, à l’abri de la pluie était un refuge possible. C’est aussi un territoire privé de quelques mètres carrés, à l’abri des interventions policières.

Les forces de police venues en nombre au milieu de la nuit l’ont bien compris qui n’ont pas voulu évacuer le campement sans un feu vert du maire. Ce feu vert n’est pas venu. La nuit s’est achevée dans le calme.

Mais qu’adviendra-t-il de celle qui commence ? Une réunion avec les élus, annoncée cette après midi a été annulée par ces derniers.

Dans un communiqué la mairie a indiqué qu’elle « ne souhaite pas » le maintien du campement. Tout en ne demandant pas l’évacuation. Ambigüité redoutable. Devant la volonté gouvernementale d’en découdre et d’évacuer des dizaines de squats, de mettre des centaines de gens à la rue, il n’y a que deux positions possibles : dire non ou laisser faire.

Les résidents du 76 rue Gabriel Péri se sont mis hier sous la protection de la mairie de Saint-Denis.

Saura-t-elle résister à la pression du pouvoir ?

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