30 septembre 2012

Contre l'austérité, le 30 septembre, ce n'est qu'un début ! Le TSCG, un pacte budgétaire pour renforcer les politiques d’austérité

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Tract de la GA pour la manifestation unitaire du 30 septembre, diffusé en 10 000 exemplaires















En voulant faire voter rapidement à l’assemblée le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG), Hollande veut « graver dans le marbre » les politiques d’austérité. L’application du TSCG obligera l’Etat français à réduire à marche forcée le déficit public avec un objectif de 3% dès 2013 et de 0% en 2017.

Contre le TSCG, un référendum pour dire non à l’Europe « austéritaire » !

On doit refuser ce passage en force. Il faut un référendum et non un vote en catimini à l’assemblée ! Il faut rompre avec cette Europe « austéritaire » et productiviste soumise au diktat des marchés financiers. Dans cette Europe du chacun pour soi, la priorité c’est de garantir aux banques le paiement des intérêts de la dette même si pour cela il faut sacrifier les services publics et les dépenses sociales. C’est un vrai scandale alors que les banques ont été sauvées à coups de milliards par les Etats et qu’elles exigent maintenant que l’addition soit payée par les salariéEs.

Ce que nous voulons c’est une autre Europe, sociale, démocratique et écologique.

La manifestation du 30 ne doit être qu’un début. La majorité se divise, certains députés PS et Verts voteront avec les députés Front de Gauche contre ce traité. Et surtout, il y a la mobilisation sur le terrain, de la gauche qui ne renonce pas, des syndicats, des associations avec des milliers de citoyenNEs sur tout le territoire. Il y a la constitution d’un cadre unitaire national large et de collectifs locaux. Il faudra continuer à nous appuyer sur ce réseau et ces équipes militantes et les renforcer pour continuer le combat après le 30.

Mais nous ne devons pas nous contenter d’appeler à un référendum. Il faudra aussi tout faire pour aider à fédérer les résistances aux politiques de rigueur imposées par Hollande.

Faire converger les luttes sociales pour arrêter de payer leur crise

Avec l’accumulation de plans sociaux, beaucoup de salariéEs luttent dos au mur, entreprise par entreprise. La mobilisation contre le TSCG et la manifestation du 30 peuvent servir de point d’appuis pour aider à la convergence des luttes. Peugeot-Citroën, Doux, Air-France, Sanofi, les plans sociaux sont la conséquence directe d’une crise qui est aggravée par les politiques de rigueur. Avec les syndicats, il faut aider les salariéEs souvent isolés, à frapper tous ensemble contre ces politiques.

Le temps presse. Les politiques d’austérité du gouvernement nous mènent droit dans le mur comme en Grèce, en Espagne et au Portugal.

En France, la barre des 3 millions de chômeurs est passée et il y a désormais plus de 8 millions de pauvres. Et que fait le gouvernement ? Plutôt que de soutenir les salariéEs de Peugeot ou de Sanofi, il a les yeux rivés sur le niveau de l’endettement public et il n’a qu’un objectif pour l’année prochaine, ramener le déficit à 3%. C’est un peu court pour un gouvernement qui se dit de gauche.

Avec le Front de Gauche, une alternative aux politiques d’austérité, c’est possible !

Le Front de Gauche a contribué à faire battre Sarkozy dans les urnes. Aujourd’hui, nous voulons faire battre les politiques de rigueur que Hollande s’entête à imposer au pays. Nous ne nous sommes pas débarrassés de Sarkozy pour voir sa politique revenir par la fenêtre. Si Hollande ne rompt pas rapidement avec sa politique actuelle, ce sont la droite et Marine Le Pen qui risquent de profiter du désarroi des catégories populaires en faisant des immigréEs et des habitantEs des quartiers populaires les boucs émissaires de la crise.

Ce qu’il nous faut ce n’est pas un ministère « fantoche » du « redressement productif » mais un « gouvernement du redressement social ».

Le Front de Gauche est bien décidé à incarner une alternative crédible au social-libéralisme du PS. Il faut d’urgence une vraie rupture avec les politiques d’austérité qui jettent les peuples européens dans la misère. Cela commence par l’annulation de la dette illégitime, la mise sous contrôle de la BCE et la mise en place en Europe d’une harmonisation sociale et fiscale par en haut. Mais cela passe aussi par l’interdiction des licenciements boursiers, par une vraie sécurité sociale professionnelle financée par les patrons et par un plan de reconversion sociale et écologique garantissant l’emploi notamment dans le secteur de l’automobile pour répondre à la crise écologique.

La Gauche Anticapitaliste

La Gauche anticapitaliste est un courant anticapitaliste indépendant, pour l’écosocialisme, membre du Front de Gauche. Issus du NPA, nous avons rejoints le Front de Gauche pour contribuer avec d’autres à le construire, à l’élargir et à le transformer, au delà de ce qu’il est, un cartel d’organisations, notamment pour donner toute leur place à de nouveaux courants politiques, à des équipes du mouvement social, et à des personnes sans appartenance politique.

Contact : http://www.gauche-anticapitaliste.org

Le Front de Gauche
le Parti communiste français, le Parti de gauche, la Gauche unitaire, la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique, République et socialisme, Convergences et alternative, le Parti communiste des ouvriers de France, la Gauche anticapitaliste

Contact : http://www.placeaupeuple2012.fr


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