9 octobre 2012

Tous ensemble ! Appel à la réunion nationale du 20 octobre 2012

Les 9 mai et 30 juin deux premières réunions se sont tenues suite à l’appel de 8 militant(e)s impliqués dans la campagne présidentielle de JL Mélenchon. Le 30 juin a été décidé – avec un accord général – de nous retrouver le week-end des 20 et 21 octobre. Ce rendez-vous a été confirmé lors de la rencontre qui s’est tenue le 24 août à Grenoble, la veille des Estivales du Front de Gauche, avec la demande d'un texte qui préciserait notre analyse de la situation politique et les tâches qui en découlent.

Cette réunion nationale se tiendra le samedi 20 octobre de 10h à 18h à l'Université Paris 8, à Saint Denis.

L’ordre du jour proposé pour le samedi 20 est le suivant :

- 10h à 12h, discussion sur la situation politique et sociale,
- 14h à 16h, les orientations et campagnes à construire dans ce contexte,
- 16h à 18h, construire et élargir le Front de Gauche…


Amicalement,

Jean-Jacques Boislaroussie, Alternatifs
Stéphane Lavignotte, militants écolo,
Clémentine Autain, FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologiste)
Myriam Martin, Gauche Anticapitaliste,
Jacqueline Fraysse, députée,
Razmig Keucheyan, Sociologue,
Jean Michel Drevon, militant syndical,
Christophe Aguiton, militant syndical et associatif.
La gauche, la belle, la rebelle…

Un spectre hante l’Union européenne et ses gouvernements, celui de l’indignation et du rejet massif des potions austéritaires. D’Athènes à Madrid en passant par Paris, des indignés à Syriza ou au Front de Gauche, ces potions amères passent de moins en moins… De prochaines secousses sont à venir, d’autres rassemblements de masse à la Puerta del Sol ou à la Bastille.

Du mouvement pour la défense des retraites à la présidentielle de 2012, nous avons été des mobilisations sociales, démocratiques, écologiques et de la bataille électorale qui ont permis de chasser la droite.

A la Bastille aussi, nous avons crié « Sarkozy, c’est fini ». François Hollande doit des comptes à celles et ceux qui l’ont porté au pouvoir.

Du droit de vote pour les étrangers au refus de la TVA « sociale » en passant par le non cumul des mandats, nous serons de celles et ceux qui militeront pour que les rares engagements du candidat Hollande ne soient pas rangés dans les tiroirs du président. Nous ne « lâcherons rien »…

Nous nous opposerons pied à pied aux mesures d’austérité comme celles qui président  à l’élaboration du futur budget, qu’elles soient parées des habits du dialogue social ou dans le plus simple appareil du renoncement démocratique comme pour le Traité Merkozy.

Nous combattrons pied à pied les expulsions de Roms, toutes les mesures sécuritaires et racistes, comme le silence assourdissant qui les accompagne.

Nous serons de toutes les mobilisations écologistes, pour une sortie du nucléaire, contre l'extraction des gaz de schistes, contre des projets comme Notre Dame des Landes.

Le spectre de l’indignation ne doit pas se transformer en monstre, en « aube dorée » de la peste brune. Il est de notre responsabilité de contribuer à donner une issue alternative et anticapitaliste aux colères populaires.

Nous serons des mobilisations unitaires rassemblant associations, syndicats, partis, et citoyens, indispensables pour modifier les rapports de forces à gauche et remporter des victoires. Nous serons aussi partie prenante de la construction d’une alternative politique d’ensemble au social-libéralisme, pour un gouvernement de rupture, une autre répartition des richesses, pour une alternative à un productivisme destructeur et une véritable démocratie sociale.

Construire les alternatives et les réponses aux situations d’urgence ne sont pas deux dimensions indépendantes. Imposer des mesures d’urgence, des éléments de rupture avec la politique choisie par la direction du PS doit se faire avec des mobilisations et des propositions. Des majorités ponctuelles peuvent imposer des mesures que le gouvernement hésité à réaliser ou ne veut pas prendre.

Utopistes debout !

Nous voulons rassembler celles et ceux qui à gauche refusent l'ordre existant pour aller vers une alternative sociale, écologique, une démocratie active sur les lieux de travail comme dans la cité.

Nous voulons sortir de « la crise », celle du capitalisme, une crise de système, multiforme, économique, financière, sociale, démocratique et environnementale…

Les glaces des pôles fondent, la radioactivité pourrit les sols et les mers du Japon, les OGMs nous empoisonnent. Rompre avec le productivisme, initier la révolution énergétique c’est urgent !

Alors que le gouvernement Ayrault plie déjà devant les multinationales, nous nous mobiliserons contre les grands projets inutiles et imposés, nous participerons à la construction d’alternatives concrètes et autogestionnaires. Pour une agriculture paysanne et diversifiée, une politique énergétique alternative, diminuant drastiquement la dépendance aux énergies fossiles et pour la sortie du nucléaire, nous voulons faire vivre un projet alternatif d’ensemble, écosocialiste pour un autre mode de développement et de consommation.

Ce projet se construit sur tous les terrains, des grandes mobilisations collectives aux alternatives concrètes dans tous les domaines: production, culture, consommation... Des alternatives qui ouvrent des brèches dans le système et prouvent que "c'est possible".

De nombreuses entreprises ferment, les licenciements se multiplient. Pour imposer l’interdiction des licenciements boursiers et au-delà, obliger les patrons à financer un bouclier social permanent pour garantir le revenu et les droits sociaux de tous, nous voulons contribuer aux nécessaires convergences et coordination des mobilisations. Unité aussi et mobilisation pour éradiquer la précarité. Contre le diktat des marchés et l’arbitraire patronal, nous voulons aussi contribuer à des formes d’appropriation sociale, de socialisation d’entreprises, les généraliser… Contre la logique du profit qui tend à envahir toutes les sphères de la société, nous voulons défendre et développer les services publics, interdire la privatisation des biens communs et initier la gratuité des biens et services dans tous les domaines où cela est d’ores et déjà possible...

La sarkozysme a été chassé par la grande porte, pas ses hystéries sécuritaires et racistes. Avec Manuel Vals, les expulsions de Roms se succèdent. La stigmatisation des pauvres, le rejet des étrangers et sa dimension islamophobe reprennent de plus belle. Avec les habitants des quartiers populaires, nous voulons combattre un système discriminatoire et raciste, dans l’accès aux droits sociaux et à l’embauche, combattre les contrôle au faciès, agir pour des services publics de qualité et l’accès de tous-tes à de vrais emplois.

Nous lutterons pour une égalité réelle femmes/hommes: égalité politique, avec parité effective; égalité sociale et professionnelle contre la précarisation, le temps partiel imposé et les inégalités salariales; égalité dans la sphère privée : pour une éducation libérée de ses modèles sexistes, le libre accès à la contraception et à l’avortement, contre la marchandisation des corps et les violences faites aux femmes.

D’Athènes à Madrid, de Berlin à Lisbonne, nous combattons l’Europe néolibérale en y opposant, non pas le repli national ou régional mais l’Union des peuples, politique, sociale et démocratique. Dans l’Union européenne, nous voulons construire des campagnes et mobilisations unitaires pour les droits sociaux et démocratiques, le refus de la soumission aux lobbies économiques et préparer la rupture avec ses institutions autoritaires, pour bâtir une autre Europe.

Avec le Front de Gauche, Je lutte des classes !

Le Front de Gauche a installé sur la scène politique le rejet du libéralisme et de l’austérité, la possibilité d’une alternative politique d’ensemble. Le rassemblement pluraliste et la dynamique militante ont positivement bousculé son cadre initial. Ses fronts thématiques, ses Assemblées citoyennes ont été l’occasion d’inventer un objet politique nouveau ne se réduisant plus à la somme de ses composantes politiques.

Nous voulons participer à la construction d’un Front utile pour les mobilisations et les réponses politiques et sociales quotidiennes.

Un Front ouvert et démocratique.

Un Front qui s’ouvre aux questions portées par une société en pleine transformation, questions sociales, de la transformation du travail et du salariat, de l’émergence d’un précariat de masse, questions écologiques comme la sortie du nucléaire, la transition énergétique, la reconversion sociale et écologique de l'économie...

Un Front qui essaye d’inventer un rapport nouveau aux mouvements sociaux. Un Front qui favorise les initiatives unitaires mais aussi les débats de contenu et de stratégie avec les mouvements sociaux, associations, organisations syndicales sans jamais prétendre s’y substituer, les diriger ou à l’inverse considérer qu’il n’y n’aurait rien à dire sur des champs d’intervention réservés…

Un Front qui s’élargisse à de nouvelles composantes de la gauche sociale et politique. Un Front de Gauche qui permette les adhésions individuelles, une nouvelle articulation entre les assemblées citoyennes et les organisations politiques.

C’est avec ce projet politique que nous voulons contribuer à la construction et à la transformation du Front de Gauche.

Le rassemblement, c’est maintenant.

Militant-e-s du mouvement social, syndical, altermondialiste, antiraciste,… militant-e-s politiques, de courants anticapitalistes, alternatifs, écosocialistes, et unitaires nous voulons nous rassembler et agir ensemble pour faire vivre ces propositions dans le Front de Gauche, et les porter en commun dans tous les combats à venir.

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