23 novembre 2012

Un budget 2013 à jeter, à rejeter.

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par Gauche Anticapitaliste

Le débat budgétaire touche à sa fin. L'assemblée nationale l'a approuvé le 20 novembre et maintenant c'est au tour des sénateurs de se prononcer.
Le débat parlementaire n'a rien changé sur le fond. Le changement n'est pas au rendez-vous du budget 2013 qui est marqué du sceau de l'austérité. Il s'inscrit dans la droite ligne du TSCG instituant la règle d'or. Il y a une cohérence évidente entre ce budget et la loi de programmation budgétaire votée juste avant.
Ni le principe ni le poids de la dette ne sont pas remis en cause. Les intérêts de la dette restent le premier poste budgétaire.
Il y aura moins de créations de postes de fonctionnaires (11 000) que de suppressions (12 298).
Le gel des tranches du barème de l'impôt va mécaniquement augmenter les impôts payés par des millions de foyers fiscaux.
Le gouvernement de J. M. Ayrault s'est plié aux injonctions et aux pressions des soi-disant « pigeons » en révisant à la baisse la taxation de leurs plus-values. Tout cela a un coût qui sera répercuté sur d'autres catégories de la population.
Il a emboité le pas au Medef en réduisant les dépenses publiques à hauteur de 10 milliards d'euros, auxquels s'ajouteront les 50 milliards d'euros d'économies du dépenses publiques  dans le cadre du plan de compétitivité.
Les collectivités territoriales, comme le point d'indice des fonctionnaires, verront leur dotation gelée l'année prochaine.
Ces tendances lourdes du budget 2013, comme la reprise à son compte de l'essentiel du rapport Gallois, indiquent que le gouvernement tourne le dos aux intérêts de la majorité de la population et choisit de leur faire payer la crise.
En s'abstenant, les députés du Front de gauche se sont démarqués des choix politiques du Parti socialiste.
Mais, pour la Gauche anticapitaliste, le vote contre était plus cohérent pour signifier de la part des députés du Front de gauche leur refus de l'austérité version sociale-libérale, plus à même de démontrer qu'ils portent une alternative politique se démarquant des choix faits par le gouvernement Ayrault.
Les marchés financiers en demanderont toujours plus, comme le montre la décision récente de l'agence Moody's.
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