5 février 2013

Les troupes françaises doivent quitter le Mali

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En décidant d'intervenir militairement au Mali, suite à la demande du président en exercice Dioncounda Traoré, F. Hollande a voulu faire une démonstration de la puissance militaire de la France, pas seulement par rapport aux pays africains mais aussi à destination de l'Union européenne.
 
Le déroulement des opérations militaires aboutissant à la reprise des villes du nord Mali au détriment des djihadistes, les bains de foule à Tombouctou et Bamako visent à conforter sa position de chef d'état incontournable au niveau européen et à relégitimer le rôle de la France comme gendarme de l'Afrique.
 
Une même préoccupation liait le gouvernement français et les dictateurs des pays du Sahel : non pas la protection des populations mais le contrôle des ressources naturelles, qu 'elles soient exploitées ou non, représentant une manne de centaines de milliards d'euros. Il était hors de question de laisser les djihadistes en position de s'en emparer, ou simplement de contribuer à déstabiliser une région stratégique.
 
Le discours officiel du gouvernement français s'obscurçit. Après avoir affirmé que les troupes n'avaient pas vocation rester, aujourd'hui, diverses déclarations, du côté du gouvernement ou de militaires français, vont dans un sens inverse : sous prétexte de contnuer à traquer les djihadistes, la présence militaire est amené à perdurer.
 
La Gauche anticapitaliste, membre du Front de gauche, a dit, dès le début, son opposition à une intervention militaire menée par l'ancienne puissance coloniale, reconvertie dans la Françafrique.
Aussi, les troupes françaises doivent quitter le Mali, ce qui implique un retrait complet de l'ensemble du territoire.
 
Mais, un problème demeure : la protection des populations et le retour à la paix civile. Il faut qu'une solution africaine soit trouvée pour mettre fin aux exactions, qui, hier, étaitent exercées par les djihadistes, aujourd'hui, afin de protéger les touaregs et les populations arabes de tout esprit de vengeance de la part de l'armée malienne.
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Un appel à manifester contre l'intervention française au Mali 

[Appel signé par Alternative Libertaire, Lutte Ouvrière, Nouveau Parti Anticapitaliste]

Depuis plus de trois semaines, l’Etat français mène la guerre au Mali. Prétextant son appui au peuple malien, en proie à l’oppression du fanatisme religieux au Nord Mali, le gouvernement Hollande Ayrault joue les va-t-en-guerre. La France, pompier pyromane, prétend pouvoir éteindre une situation qu’elle a largement crée. La société malienne a été laminée par des années de plans d’ajustement structurel imposés par le FMI pour le remboursement de la dette malienne, pour lequel la France est directement intéressée. C’est encore l’Etat français qui, par le biais de la CEDEAO dirigée par Monsieur Ouattara - dont on sait à quel point il doit beaucoup à l’armée française dans son accession au pouvoir en côte d’Ivoire en 2011- a alimenté le chaos politique au Mali, en représailles de la destitution en Avril 2012 de la présidence corrompue d’Amadou Toumani Touré que la France soutenait. Et privant aussi l’armée malienne de ses moyens logistiques. Ce ne sont pas des raisons humanitaires qui motivent la guerre française au Mali, mais des intérêts impérialistes, dans la plus pure tradition des agissements de la France Afrique. Comme un aveu, cette guerre permet à la France d’envoyer des troupes militaires pour sécuriser les mines d’uranium d’Areva Au Niger.

Pendant que toute l’attention est focalisée sur la situation au nord du pays, la France tente aussi d’imposer ses solutions au sud du pays, la partie la plus peuplée. Derrière les déclarations sur la nécessité d’un dialogue politique se cache la volonté d’un rétablissement de l’ancien régime comme d’ailleurs le déclare sans ambages l’ambassadeur de France à Bamako : « Le front des agitateurs et autres ennemis au Sud est averti : l'armée française n'est pas venue pour amuser la galerie et aucune autre manifestation ne devra être tolérée à Bamako avant la libération du Nord. »

Pour marquer notre solidarité avec le peuple malien, à travers toutes ses communautés, pour dénoncer une guerre impérialiste, qui comme toutes les précédentes – Irak, Afghanistan, Somalie…- n’alimenteront que le chaos, la guerre civile et ne renforceront que les extrémistes religieux, nous appelons à manifester devant le siège d’AREVA le Samedi 9 février 2013 à 15H00.
Depuis plus de trois semaines, l’Etat français mène la guerre au Mali. Prétextant son appui au peuple malien, en proie à l’oppression du fanatisme religieux au Nord Mali, le gouvernement Hollande Ayrault joue les va-t-en-guerre. La France, pompier pyromane, prétend pouvoir éteindre une situation qu’elle a largement crée. La société malienne a été laminée par des années de plans d’ajustement structurel imposés par le FMI pour le remboursement de la dette malienne, pour lequel la France est directement intéressée. C’est encore l’Etat français qui, par le biais de la CEDEAO dirigée par Monsieur Ouattara - dont on sait à quel point il doit beaucoup à l’armée française dans son accession au pouvoir en côte d’Ivoire en 2011- a alimenté le chaos politique au Mali, en représailles de la destitution en Avril 2012 de la présidence corrompue d’Amadou Toumani Touré que la France soutenait. Et privant aussi l’armée malienne de ses moyens logistiques. Ce ne sont pas des raisons humanitaires qui motivent la guerre française au Mali, mais des intérêts impérialistes, dans la plus pure tradition des agissements de la France Afrique. Comme un aveu, cette guerre permet à la France d’envoyer des troupes militaires pour sécuriser les mines d’uranium d’Areva Au Niger.

Pendant que toute l’attention est focalisée sur la situation au nord du pays, la France tente aussi d’imposer ses solutions au sud du pays, la partie la plus peuplée. Derrière les déclarations sur la nécessité d’un dialogue politique se cache la volonté d’un rétablissement de l’ancien régime comme d’ailleurs le déclare sans ambages l’ambassadeur de France à Bamako : « Le front des agitateurs et autres ennemis au Sud est averti : l'armée française n'est pas venue pour amuser la galerie et aucune autre manifestation ne devra être tolérée à Bamako avant la libération du Nord. »

Pour marquer notre solidarité avec le peuple malien, à travers toutes ses communautés, pour dénoncer une guerre impérialiste, qui comme toutes les précédentes – Irak, Afghanistan, Somalie…- n’alimenteront que le chaos, la guerre civile et ne renforceront que les extrémistes religieux, nous appelons à manifester devant le siège d’AREVA le Samedi 9 février 2013 à 15H00.
Depuis plus de trois semaines, l’Etat français mène la guerre au Mali. Prétextant son appui au peuple malien, en proie à l’oppression du fanatisme religieux au Nord Mali, le gouvernement Hollande Ayrault joue les va-t-en-guerre. La France, pompier pyromane, prétend pouvoir éteindre une situation qu’elle a largement crée. La société malienne a été laminée par des années de plans d’ajustement structurel imposés par le FMI pour le remboursement de la dette malienne, pour lequel la France est directement intéressée. C’est encore l’Etat français qui, par le biais de la CEDEAO dirigée par Monsieur Ouattara - dont on sait à quel point il doit beaucoup à l’armée française dans son accession au pouvoir en côte d’Ivoire en 2011- a alimenté le chaos politique au Mali, en représailles de la destitution en Avril 2012 de la présidence corrompue d’Amadou Toumani Touré que la France soutenait. Et privant aussi l’armée malienne de ses moyens logistiques. Ce ne sont pas des raisons humanitaires qui motivent la guerre française au Mali, mais des intérêts impérialistes, dans la plus pure tradition des agissements de la France Afrique. Comme un aveu, cette guerre permet à la France d’envoyer des troupes militaires pour sécuriser les mines d’uranium d’Areva Au Niger.

Pendant que toute l’attention est focalisée sur la situation au nord du pays, la France tente aussi d’imposer ses solutions au sud du pays, la partie la plus peuplée. Derrière les déclarations sur la nécessité d’un dialogue politique se cache la volonté d’un rétablissement de l’ancien régime comme d’ailleurs le déclare sans ambages l’ambassadeur de France à Bamako : « Le front des agitateurs et autres ennemis au Sud est averti : l'armée française n'est pas venue pour amuser la galerie et aucune autre manifestation ne devra être tolérée à Bamako avant la libération du Nord. »

Pour marquer notre solidarité avec le peuple malien, à travers toutes ses communautés, pour dénoncer une guerre impérialiste, qui comme toutes les précédentes – Irak, Afghanistan, Somalie…- n’alimenteront que le chaos, la guerre civile et ne renforceront que les extrémistes religieux, nous appelons à manifester devant le siège d’AREVA le Samedi 9 février 2013 à 15H00,.33, rue de Lafayette, métro Le Peletier ou Notre-Dame-de-Lorette.

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