7 juillet 2013

En Belgique, un roi s'en va, un autre prend sa place ...



Jean Peltier (et non le prince Philippe)

... et que dit la gauche ? Voici un excellent article intitulé Vive la République ! Vive le Socialisme ! d'un camarade belge, Jean Peltier, que j'ai eu le plaisir de connaître quand il était membre de Socialisme International (Belgique), une organisation qui a disparu il y a une quinzaine d'années. Il est aujourd'hui un auteur prolifique sur le site Avanti (Jean est également un très bon orateur et débatteur).

Pour nous en France, bien sûr, le slogan Vive la république ! n'a pas le même sens. Il est souvent - et même pratiquement toujours - le symptôme d'une suffisance, voire d'une arrogance, nationaliste, déguisée parfois en "patriotisme économique" ou de "défense du modèle français". Et ceci à gauche (y compris une partie de la gauche radicale) comme à droite.

Comme dit Jean, tout en dénonçant l'"à-plat-ventrisme" de la gauche réformiste devant la monarchie :

" (...) Qui peut sérieusement penser que la république française qui ferme sa porte aux réfugiés et qui guerroie en Afrique représente l’idéal de la fraternité ? Que la république italienne qui a sombré dans la corruption avant de plonger dans le berlusconisme porte haut les valeurs de l’égalité ? Que la république américaine qui impose sa loi dans le monde à la pointe de ses missiles et de ses multinationales incarne la liberté la plus pure ?

Le choix décisif qui se pose à nous aujourd’hui n’est pas simplement entre une monarchie parlementaire et une république parlementaire. L’une et l’autre ne sont que la pierre supérieure d’un édifice « démocratique » d’où la démocratie réelle est largement absente.

Le véritable pouvoir dans une société capitaliste, même hautement civilisée », ce ne sont guère les députés sur les bancs du parlement qui l’exercent. Ce sont bien plus les dirigeants des grandes banques dans leurs conseils d’administration, les magistrats dans leurs salles de délibération, les magnats de la presse dans leurs bureaux, sans oublier les officiers supérieurs dans leurs états-majors. Et ces gens ne sont ni élus, ni contrôlés par le peuple soi-disant souverain. Dès lors, si le pouvoir réel d’un plein parlement de députés est aussi ténu, l’enjeu que représente l’élection ou non du chef de l’Etat est encore plus mince.

Notre combat pour la démocratie, c’est le combat pour une société où la population travailleuse pourra réellement exercer son contrôle sur tous les centres de décision de l’Etat et de l’économie par sa propre gestion collective des entreprises et de la société, au travers de représentants élus, contrôlés et révocables à tout moment.

Notre combat républicain, c’est le combat pour une République des Travailleurs. C’est le combat pour le Socialisme."

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