31 août 2014

Valls 2… Une alternative de gauche, vite !

Pour une fois, la notion de 'rentrée politique' - les attaques contre les travailleurs, les guerres et les catastrophes sanitaires et écologiques, elles, ne prennent pas de vacances - prend tout son sens en ce mois de septembre 2014.

Le licenciement pour faute politique et lèse-majesté de deux ministres censés représenter la gauche du PS, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, la formation du gouvernement Valls 2 avec la promotion d'Emmanuel Macron, un ancien banquier d'affaires favorable à la suppression des 35 heures, les premières mesures en faveur des patrons - sous couvert d'"amour pour l'entreprise" - et des propriétaires, avec le 'détricotage' de la Loi Duflot, les divisions qui apparaissent à l'intérieur même du Parti Socialiste, représente plus qu'un simple remaniement.

Il ne s'agit pas d'une inflexion de la ligne, mais d'un virage considérable à droite. Hollande-Valls, c'est l'amour des patrons - qu'ils confondent cyniquement avec l'entreprsie en oubliant qu'une entreprise, c'est d'abord et surtout les salariés qui la font tourner - et la guerre faite aux travailleurs, aux chômeurs, aux jeunes et aux immigrés.

Voici les premières réactions d'Ensemble!, composant du Front de Gauche:

Valls 2… Une alternative de gauche, vite !



La nomination d'Emmanuel Macron, un banquier, au ministère de l'Économie symbolise la soumission du gouvernement Valls 2 aux exigences de la finance et des grands patrons.
Gattaz et le Medef n’ont plus qu’à applaudir !
Après des dizaines de milliards offerts par Hollande aux patrons avec le Crédit d’Impôt Compétitivité, avec Valls 2, ce sera « encore plus loin, encore plus fort » :
·      le « pacte de responsabilité » : 35 milliards d’allègement des cotisations sociales pour les patrons, 50 milliards de coupes budgétaires pour nous (gel des aides sociales, déremboursement de médicaments, fermeture de services hospitaliers, baisse des dotations pour les collectivités, suppressions de postes dans les services publics…).
·      la remise en cause des 35h, la suspension ou l’abaissement des seuils sociaux ouvrant des obligations aux entreprises en matière de représentation des personnels, qui priverait nombre de salarié-e-s du droit à être représenté-e-s auprès de leurs employeurs
·      le traité du Grand Marché Transatlantique Union Européenne/États-Unis : une déréglementation totale des normes sociales et environnementales au profit d’une seule norme, celle du libre-échange, et d’un seul pouvoir, celui des multinationales.
Le gouvernement Valls-Hollande en donne toujours plus au patronat pour soi-disant créer des emplois.
Pourtant, la baisse continue des cotisations depuis près de 20 ans n’a pas amélioré la situation de l’emploi mais a augmenté les dividendes offerts aux actionnaires. Le chômage ne cesse d’augmenter (3,6 à 5 millions de demandeurs d’emploi). Les riches n’ont jamais été aussi riches. La France est le pays d’Europe qui verse le plus de dividendes aux actionnaires (plus de 40 milliards en 2014).
Les parlementaires qui affirment refuser la politique d'austérité ne doivent pas accorder la confiance à ce nouveau gouvernement.
Faire converger les résistances, construire l’alternative de gauche
Alors que le racisme et l’extrême droite prospèrent sur le désespoir, il faut mettre un coup d’arrêt à l’austérité : refuser de payer la dette illégitime et mettre en œuvre une réforme fiscale d’ampleur qui permette une redistribution de la richesse produite au bénéfice de la population, développer les services publics, investir pour la transition écologique (transports collectifs, logements), et la satisfaction des besoins sociaux (salaires, protection sociale, réduction du temps de travail…).
Pour mettre en échec ce gouvernement et construire une nouvelle majorité sociale et politique, alternative et anti-austéritaire, il est décisif de faire converger les résistances sociales et écologiques, les associations, syndicats, partis, les citoyen-ne-s, qui à gauche s’opposent à l’austérité.
Il faut déployer et ancrer la bataille anti-austérité à partir du pôle de résistance sociale et politique apparu pour la manifestation « maintenant ça suffit ! » contre l’austérité le 12 avril.
Ensemble! propose aussi d’engager un processus d’Assises de la gauche de transformation sociale et écologique, qui rassembleraient toutes les forces qui veulent une alternative à la politique de Hollande et de Valls, qu’elles soient au Front de Gauche, à la gauche du PS, au sein d’EELV, au NPA, et tou-te-s les citoyen-ne-s qui le souhaitent.
Tract d'Ensemble! Saint-Denis:


En un été, le gouvernement Hollande-Valls aura achevé d’anéantir les espoirs nés de la défaite de Sarkozy. En juillet, ils soutiennent la guerre lancée par Israël et interdisent, du jamais vu, des manifestations de solidarité avec les Palestiniens. En août, on vire les ministres qui osent critiquer (un petit peu) les politiques d’austérité. Ces mêmes politiques qui mettent à genoux les peuples en Grèce, au Portugal, en Espagne, etc.
La nomination d'Emmanuel Macron, un ancien banquier favorable à la suppression des 35h, au ministère de l'Economie symbolise la soumission de ce gouvernement aux exigences de la finance et des grands patrons. Gattaz et le Medef ne peuvent qu’à applaudir Valls.
Un « gouvernement de combat » contre le Peuple
Déjà, la réforme des retraites, l’ANI (casse du code du travail) ou le pacte de responsabilité (50 milliards de cadeaux aux patrons) avaient démontré l’orientation libérale de ce gouvernement. Valls 2, ce sera encore plus fort : suppression des droits sociaux dans les entreprises, baisse des dépenses publiques et des aides sociales, etc. Avec comme conséquences de nouvelles régressions pour l’école, la santé, la culture…
Les politiques suivies par Sarkozy puis par Hollande sont un désastre : le chômage ne cesse d’augmenter (3,6 millions de demandeurs d’emploi) et la pauvreté explose (14% des français). L’Etat, disent-ils, n’a plus d’argent, les entreprises non plus, c’est pour cela qu’il faudrait les aider. Pourtant, le pays n’a jamais été aussi riche. Et les riches n’ont jamais été aussi riches. La France est le pays d’Europe qui verse le plus de dividendes aux actionnaires (plus de 40 milliards en 2014). Et ils trouvent les milliards nécessaires à leur politique guerrière.
S’opposer aux politiques d’austérité, reconstruire une alternative à gauche
La crise politique qui frappe le gouvernement témoigne qu’un changement radical d'orientation devient une urgence : il faut rompre avec les politiques d'austérité et anti-démocratiques en France et en Europe. Les députés PS et Verts qui affirment refuser la politique d'austérité ne devront pas, eux non plus, accorder la confiance à ce nouveau gouvernement qui n’a strictement rien de socialiste, ni d’écologiste.
Ce gouvernement doit être mis en échec. Il faut dans les mobilisations sociales et au plan politique que s'affirme une large alliance porteuse d'une alternative sociale, démocratique, écologique et pacifiste en réponse aux régressions qu'on veut nous imposer. Il est temps que le peuple fasse irruption sur la scène politique, pour REPRENDRE LE POUVOIR.
ENSEMBLE ! Mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire, avec le Front de Gauche, y mettra toutes ses forces.

Pour nous rejoindre ou prendre contact avec ENSEMBLE Saint-Denis : ensemblesaintdenis93@gmail.com


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