10 octobre 2014

Montée de la droite xénophobe en Grande-Bretagne



En Grande-Bretagne, à Clacton (sud-est de l'Angleterre), l'UKIP, un parti raciste et xénophobe, a remporté un siège au parlement lors d'une élection partielle, avec une avance de 12 400 voix sur le candidat de droite et 60% des suffrages exprimés (la participation était de 51%). 

Le vote combiné des trois principaux partis représentés au parlement (conservateur, travailliste et libéral-démocrate) s'est effondré, passant de 9 votants sur 10 à moins de 4. Le cas est un peu particulier, car le candidat victorieux était le député sortant, un transfuge du parti de David Cameron. Mais le symbole est fort, car l'UKIP gagne ici son premier député national, après sa première place aux élections européennes (33% des voix, 24 sièges; la participation était de 34%). 


En même temps, son candidat dans une autre partielle a manqué d'être élu de seulement 600 voix, juste derrière le candidat travailliste, grâce à un transfert massif des voix de droite et du centre-droit.


Il existe des analyses différentes de ce phénomène. Certains tendent à minimiser le caractère raciste de l'électorat de l'UKIP, considérant que son vote exprime plutôt un ras-le-bol de la politique (l'"anti-politique") et/ou son impact sur la base électorale ouvrière du Parti travailliste.


A mon avis ce serait une grave erreur de sous-estimer le danger, même si une distinction doit être faite entre le parti de Nigel Farage et l'extrême-droite classique et souvent violente, comme le British National Party et l'English Defence League - notamment dans la manière de le combattre.


Communiqué du Socialist Workers Party

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