26 juillet 2015

Quelques notes sur la situation politique en Grande-Bretagne (1) L'affaire de l'Europe



Le referendum pour ou contre le maintien du Royaume-Uni dans l'UE aura lieu en 2016 ou 2017, et peut-être à une date assez rapprochée (juin 2016 ?).

Dans le camp du Oui, sans doute la majorité de parti conservateur (mais cela va dépendre des termes d'une éventuelle renégociation), la majorité du parti travailliste, les Liberal Democrats, le SNP (Ecosse), Plaid Cymru (Pays de Galles), les Verts (qui sont pour une "réforme radicale" des institutions euroéennes) ... 

Le candidat de gauche au poste de leader d parti travailliste, Jeremy Corbyn, est, comme beaucoup d'autres, pour "lutter pour une meilleure Europe" en s'appuyant sur des alliés européens - et donc contre un 'Brexit' (sortie de la Grande-Bretagne).

Le grand patronat, à quelques exceptions près, est plutôt pour le Oui à l'UE, mais certains secteurs comme la finance sont beaucoup plus mondialisés que d'autres, et ont moins d'intérêt à ce qu'il y ait une Europe forte. 

Les syndicats sont généralement d'accord, aussi (ils voient l'UE comme un frein aux politiques néolibérales poursuivies par les gouvernements britanniques depuis Thatcher). Les petits patrons, eux, sont souvent proches de la droite de la droite europhobe.

Dans le camp du Non, une partie du parti conservateur (essentiellement de la droite du parti), l'UKIP (droite europhobe et xénophobe), l'extrême droite, une minorité du parti travailliste (essentiellement appartenant à l'aile gauche) dont le chroniqueur influent Owen Jones.

Un débat a lieu dans plusieurs organistions de la gauche radicale, comme le Socialist Workers Party (SWP), Left Unity, rs21 et Socialist Resistance (ceux qui lisent l'anglais trouveront facilement des articles pour le Oui et pour le Non sur leurs sites internet). Le comité central du SWP plaide pour le Non, mais il y aura un vote des militants à la fin de 2015. 

Le choix n'est pas facile : votez Oui et mélanger ses voix avec celles des représentants du grand capital - et prendre le risque de cautionner les institutions européennes qui ont déclaré la guerre à la Grèce; votez Non et mélanger ses voix avec la droite raciste qui fera campagne essentiellement sur la question de l'immigration. Pour certains, la gauche internatonaliste est trop faible pour se démarquer des souverainistes de droite; d'autres prennent comme exemple de ce qu'il faut faire la campagne pour un Non de gauche au TCE en France en 2015.




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