16 août 2015

De 'Tel Aviv sur Seine' à 'Gaza Plage': beau succès pour le mouvement de solidarité avec la Palestine

Paru sur le site d'Ensemble!, un compte-rendu de la belle journée de solidarité avec la Palestine à Paris.

There's a good account of the day by Electronic Intifada here ...  
"A propaganda event in Paris on Thursday was supposed to showcase Tel Aviv as a beacon of fun and tolerance. Instead, “Tel Aviv sur Seine” (Tel Aviv on the Seine) turned into more of a real life taste of Israeli military occupation and a public relations disaster for its organizers."

Le 16 juillet 2014, quatre enfants meurent sous les bombes israéliennes alors qu’ils jouent sur une plage de Gaza. L’événement, capturé par les caméras de médias étrangers, témoigne des massacres menés par l’Etat israélien durant tout l’été. Après 50 jours d’attaques intensives, le bilan parle de lui-même : plus de 2200 Palestiniens tués, en grande majorité des civils (plus de 500 enfants figurent parmi les victimes), plus de 10 000 blessés, et 400 000 personnes déplacées dans une prison à ciel ouvert de 40 km sur 10, où les principales infrastructures (centrale électrique, écoles, hôpitaux) ont été détruites sans possibilité de reconstruction en raison du blocus illégal.


Un an plus tard, le 13 août 2015, la mairie de Paris réussit à battre des records d’indécence en organisant « Tel-Aviv sur Seine », dans le cadre de Paris Plage. En partenariat avec la municipalité de Tel-Aviv, Anne Hidalgo a offert une vitrine de choix à la capitale de l’Etat israélien sur les quais de Seine, à deux pas de l’Hôtel de Ville de Paris.
Anne Hidalgo et les promoteurs de l’action ont beau déclarer que cet événement vise à mettre en avant la ville de Tel-Aviv et aucunement l’Etat d’Israël, cette décision ne trompe personne. Tel-Aviv est la seule capitale israélienne internationalement reconnue, Jérusalem étant occupée au mépris du droit international. Comme en témoignent les propos tenus par les visiteurs de Tel-Aviv sur Seine, c’est bel et bien l’Etat israélien qui était mis à l’honneur à travers cet événement. L’utilisation de l’image de Tel-Aviv, ville réputée « ouverte » et « gay-friendly » a pour seul but de lisser la réputation d’un Etat colonial et raciste.
Refusant cette provocation, des militants et militantes se retrouvant dans la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre l’Etat israélien ont pris l’initiative d’organiser « Gaza Plage » afin de promouvoir la solidarité avec le peuple palestinien et d’exiger le respect du droit international. Dans la continuité de la politique qu’il avait menée durant l’été dernier, Manuel Valls a peu attendu pour afficher son soutien à Tel-Aviv sur Seine et dénoncer un « déferlement de bêtise » à propos de l’indignation légitime de celles et ceux qui refusent le soutien à l’Etat sioniste. Ce ne sont pas moins de 500 policiers et gendarmes qui ont été mobilisés afin d’établir des contrôles sur les bords de Seine, d’encadrer de manière massive le rassemblement de « Gaza Plage » et de mener des fouilles à l’entrée des quais de Seine.
Malgré ce déploiement de forces de l’ordre, un groupe d’une centaine de militant-e-s a essayé de s’approcher au plus près de « Tel-Aviv sur Seine » afin de dénoncer la mascarade. Une banderole rebaptisant l’événement par le nom plus approprié d’ « Apartheid sur Seine » a pu être déployée avant que les forces de l’ordre ne repoussent violemment le groupe sur la chaussée. Les sommations visant à disperser le rassemblement n’ont pas empêché les manifestant-e-s de se faire entendre, pas plus que les quelques nervis des milices d’extrême-droite pro-israéliennes qui ont cherché à provoquer la manifestation quand celle-ci devait faire face à une ligne de CRS.
Alors que les autorités dénoncent les militant-e-s cherchant à combattre l’Apartheid et à faire respecter le droit international, rappelons que ce sont elles qui ont décidé d’organiser « Tel-Aviv sur Seine », que ce sont elles qui ont installé un climat de crainte en déployant 500 policiers et gendarmes ainsi que des points de contrôle limitant la liberté de déplacement. Nous n’importons pas le conflit en France : il est importé par les institutions françaises complices de l’Etat israélien, que ce soit le gouvernement ou la mairie de Paris.
Comme l’écrit Julien Salingue, la polémique déclenchée par l’événement nous montre en tout cas que le soutien à l’Etat d’Israël, « ça ne passe plus inaperçu et, pour beaucoup de gens, de plus en plus de gens, ça ne passe plus du tout ». Le succès de l’initiative « Gaza Plage » a été indéniable, et il faut s’en féliciter : la solidarité avec le peuple palestinien s’est organisée rapidement, sans violence, et a été bien reçue, alors même que l’initiative s’opposait frontalement aux intérêts de la mairie de Paris, et que les provocations ont été multiples.
Nous ressortons de cette journée de mobilisation avec une détermination plus grande encore pour lutter contre l’Etat d’Israël en luttant contre ses complices. Nous continuerons le boycott d’événements culturels faisant la promotion de l’Etat israélien jusqu’à ce que cessent les politiques d’Apartheid et d’expansion coloniale, et que soit respecté le droit international.
Nathan L.

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Olivia Zemor (EuroPalestine) avec l'évêque Jacques Gaillot

Derrière la ligne de police, Tel Aviv sur Seine































Bonne affluence à Gaza Plage, malgré les checkpoints


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1 commentaire:

عبدالسلام a dit…

Bonjour. En espérant être utile, je vous donne l'adresse de mon modeste blog textuel sur l'islam :
http://vers-le-firdaws.blogspot.com/

Vous pouvez utiliser mes textes comme bon vous semble. Et si vous voyez une faute dites le moi.

Abd El Salam, un jeune converti issu de France.